le jour J, 6 juin 1944

La Manche est agitée. Des vagues de près de 2 mètres rendent la navigation difficile, même à vitesse réduite. Navires et péniches sont violemment ballottés, les hommes ont le mal de mer. Devant la flotte, des dragueurs de mine ouvrent un passage à travers la zone minée qui barre l’accès à la côte. La 31e flottille canadienne de dragueurs ainsi que plusieurs navires canadiens sous le commandement de flottilles britanniques participent à cette opération dangereuse mais critique. Ils nettoient dix couloirs qu’ils marquent au moyen de bouées lumineuses.

À la nuit tombée, tout va bien. Au loin, la rumeur des bombardements monte. À 23h31, la Bomber Command lance une première attaque contre les batteries côtières de la zone de débarquement. Les bombes pleuvent jusqu’à 5h15 : 1 136 sorties, 5 268 tonnes de bombes. Le 6e Groupe de bombardiers de l’Aviation royale du Canada participe à l’offensive en attaquant les batteries de Merville, de Franceville et de Houlgate.

Pendant ce temps, les résistants tenus en alerte grâce aux messages codés de la BBC procèdent dans la nuit à plus de mille opérations de sabotage. À minuit, la 6e Division aéroportée britannique, dont relève le 1er Bataillon canadien de parachutistes, fond sur ses objectifs au nord de Caen pour protéger le flanc est de l’opération. À l’ouest, ce sont les parachutistes américains des 82e et 101e divisions aéroportées qui ont pour mission de contrôler l’arrière-pays d’Utah Beach.

À l’aube, les conditions météorologiques restent mauvaises. Un vent d’ouest-nord-ouest souffle à 15 nœuds. Des vagues de plus d’un mètre agitent les eaux de la Manche et les nuages continuent de s’amonceler. À 5h30, les cuirassés de la flotte d’invasion ouvrent le feu sur les défenses côtières. Dans le fracas des explosions et des milliers de moteurs, les LCA sont mis à la mer et les soldats y prennent place. Dans un instant, 130 000 hommes vont débarquer sur le sol français pour y déloger l’envahisseur nazi.

Objectifs

L’opération Overlord n’est qu’une étape dans un vaste plan stratégique qui a pour objet la défaite totale de l’Allemagne. L’objectif du débarquement en sol normand est d’établir une tête de pont où deux armées, la Première Armée américaine sur le flanc ouest et la Deuxième Armée britannique sur le flanc est, doivent assurer leur position de manière à être approvisionnées par voie de mer. Quand la tête de pont sera fermement établie, les deux armées commenceront leur avance afin de libérer la France et les pays voisins. Les armées d’Adolf Hitler devront alors lutter simultanément sur trois fronts : en Europe du Nord-Ouest, en Russie et en Méditerranée. Ainsi divisées, les armées allemandes s’épuiseront et ne pourront tenir longtemps contre les forces alliées.

Le 6 juin 1944, les Canadiens de la 3e Division d’infanterie et de la 2e Brigade blindée ont pour mission l’établissement d’une tête de pont sur la plage désignée sous le nom de code Juno. Cette plage s’étend sur 8 km et touche, d’est en ouest, aux localités de Saint-Aubin, Bernières, Courseulles-sur-Mer et Graye-sur-Mer. Les troupes d’assaut doivent ensuite avancer jusqu’à l’aéroport de Carpiquet, 18 km à l’intérieur des terres. La 3e Division d’infanterie, placée sous les ordres du major-général R.F.L. Keller, relève de la Deuxième Armée britannique. Elle est flanquée, à gauche, par la 3e Division d’infanterie britannique qui débarque sur la plage Sword (Lion-sur-Mer, Langrune-sur-Mer). À droite, la 50e Division britannique doit prendre la plage Gold (La Rivière, Le Hamel, Arromanches).

Explorez les expériences du jour J des soldats, marins et aviateurs canadiens, des civils français libérés, des détails sur la logistique et les armes, et bien plus encore avec les ressources suivantes du Centre Juno Beach et de nos partenaires :

Qu’est ce que le Jour J?: un FAQ

Le jour J Infographique

L’histoire des canadiens du Jour J : un webinaire présenté par l’Association du Juno Beach Centre – Webinaire

Entraînement pour le jour J – Article

Le Jour J – Article

D’où vient le nom de code Juno Beach?  – Article

Les obstacles de plage – Article

Formations et armement – Article

l’Honneur en Héritage – Collection de vidéos

Voix de Vétérans – Exposition en ligne

6 objets du 6 juin 1944 – Exposition en ligne

Eliane, 12-years old in 1944 – Civilian Story Article

Claude, 14-years old in 1944 – Civilian Story Article

Personnes:

W.L. Mackenzie King – Article

Major-général R.F.L. Keller – Article

Général H.D.G. Crerar – Article

Général Andrew G.L. McNaughton – Article

« J’ai peur aussi » : Margie MacNaughton, son père Archie et le coût du jour J – Article

Souvenons-nous du commandant E.S.D. Fremantle, officier de débarquement sur la plage Juno – Article

Divers:

Un Vélo Canadien du Débarquement Rejoint les Collections Du Centre Juno Beach – Article

Le 75è anniversaire du Jour J et de la Bataille de Normandie  – Photos

Cérémonie du 6 juin 2020 – Video et Photos

Les clochers de la liberté sur Juno Beach – Video

Inauguration des Marqueurs du Souvenir  – Article et Photos

Eessources de nos partenaires:

Moments déterminants Canada

Projet ’44

 

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