Comptabilité carbone et Bilan de Gaz à Effet de Serre (GES)

Maxime Bouché & Nathalie Worthington
30/11/2020

L’objectif clairement affiché est donc de tout faire pour lutter contre le changement climatique, à tous les niveaux. Le bilan de GES est dès lors un outil nécessaire à la lutte contre le changement climatique.

Aujourd’hui, 85 % des sources d’énergie utilisées dans le monde ne sont pas renouvelables. Il s’agit du pétrole (40 %), du charbon (20 %) du gaz naturel (19 %) et l’uranium (6 %). La dépendance aux sources fossiles est donc majeure.
La prise de conscience de cette dépendance via la comptabilité carbone permet d’une part, de mettre en place des actions de réduction, et d’autre part, d’anticiper les contraintes à venir (augmentation des prix, difficulté d’accès aux énergies, tension sur les marchés, etc.)

Afin de quantifier l’impact des activités humaines sur le changement climatique, diverses méthodes de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre se sont développées. Ces méthodes évoluent en fonction de l’objet étudié : territoire, organisation, produit… Suivant les exercices, on parlera d’inventaire, de Bilan Carbone ® ou d’empreinte carbone, etc. Le terme générique « Bilans GES » regroupe l’ensemble de ces démarches.

Ce diagnostic permet à une organisation d’avoir un état des lieux, sur une année d’activité, de l’ensemble de ses émissions de gaz à effet de serre, réparti par postes d’émission, dans le but d’identifier des leviers d’actions de réduction.

Pour résumer, la comptabilité carbone est la « photographie » d’une situation physique d’émission de gaz à effet de serre pour une année donnée et le bilan de GES est l’outil, l’appareil photo, de recensement des émissions. Le bilan de GES permet de comptabiliser les émissions, directes ou indirectes, de gaz à effet de serre d’une activité ou d’un site en se basant uniquement sur des données facilement accessibles (type factures). Le principe de la comptabilité carbone consiste à multiplier une donnée d’activité à un facteur d’émission pour obtenir une émission de GES liée à l’activité.

Ce calcul est appliqué à toutes les données de l’entreprise pour en faire l’inventaire, le bilan. La comptabilité carbone classe les émissions de gaz à effet de serre en trois périmètres : le Scope 1 (émissions directes), le Scope 2 (émissions indirectes associées à la consommation d’électricité, de froid et de chaleur) et le Scope 3 (autres émissions indirectes). Cela se présente comme suit :

D’un point de vue législatif, il existe deux réglementations carbones en France :

Pour en savoir plus, l’ADEME, sur son site bilan GES, apporte tout le contenu nécessaire à la compréhension et à la réalisation du bilan de GES.

 

Conclusion

En 2020, les émissions de gaz à effet de serre devraient diminuer d’environ 6 % en 2020 en raison des restrictions de déplacement et du ralentissement des activités économiques liés à la pandémie de COVID-19. Pourtant, cette amélioration n’est que temporaire. Les changements climatiques ne connaissent aucun répit. Une fois que l’économie mondiale commencera à se remettre de la pandémie, les émissions reviendront à des niveaux plus élevés. Pour sauver des vies et des moyens de subsistance, il faut agir de toute urgence pour lutter à la fois contre la pandémie et contre l’urgence climatique.

Autrement dit, il faut décarboner par tous les moyens. Le Centre Juno Beach, en réalisant son bilan
de GES, montre sa volonté d’être acteur de la décarbonation planétaire nécessaire.

 

Quelques liens pour en savoir plus sur le bilan de GES et la comptabilité carbone :

Méthode pour la réalisation des bilans d’émissions de gaz à effet de serre conformément à l’article L. 229-25 du code de l’environnement Version 4 Octobre 2016

Carbone 4

Lien vers la SNBC

Site des ODD

Objectifs de développement durable de l’ONU

Site de l’ADEME pour le bilan de GES