Le Canada durant la seconde guerre mondiale

Personnes

Roméo L. Boulanger

Identité
Roméo L. BOULANGER (Joseph Roméo François LEFEBVRE-DIT-BOULANGER)
Né le 4 juin 1917 à Saint-Côme, Beauce, Québec
Décédé le 28 septembre 2008
Fils de Élie (Lefebvre dit) Boulanger et de Rose-Anna (de) Rancourt
Marié à Yvette Desrosiers de Rimouski le 23 septembre 1947
Père de Denise

Origines normandes connues
Côté paternel : Le nom de famille d’origine de Roméo L. Boulanger est Lefebvre, surnommé par la suite Boulanger. Afin d’émigrer en Nouvelle-France, Claude Lefebvre, son ancêtre, déclare pratiquer le métier de boulanger. Au fil du temps, le nom du métier devient le nom propre de plusieurs de ses descendants. Cet aïeul est le fils de Louis Lefebvre et de Marie Verneuil de Rouen. Il arrive en Nouvelle-France vers 1663.
Côté maternel : L’ancêtre venu en Nouvelle-France en septembre 1667 se nomme Joseph-Noёl de Rancourt, fils de Pierre de Rancourt et de Jeanne-Claude de Boisandré de Saint-Jean de Caen.

Scolarité
Roméo L. Boulanger est diplômé d’un Baccalauréat-ès-arts (B.A.) classique et d’un baccalauréat en sciences agronomiques. Il étudie deux ans à la faculté de médecine à l’Université Laval de Québec. Lors d’un congé sabbatique en 1969-1970, il étudie les sciences politiques et l’espagnol à l’université de Toronto.

Etats de service militaire
Grade à la sortie : Major
En 1937, Roméo L. Boulanger occupe la fonction de bombardier dans l’artillerie anti-aérienne à Halifax. De septembre 1937 à juin 1941, au cours de ses études universitaires, il effectue son service militaire dans le Contingent étudiant des officiers canadiens (C.E.O.C.). Il est alors promu lieutenant dans le Corps médical et, plus tard, dans l’infanterie canadienne. En 1941, il se joint au Régiment de la Chaudière de l’armée active. Lors du débarquement de son régiment en Normandie sur Juno en 1944, il est lieutenant et, à ce titre, responsable d’une section de lance-flammes montés sur chenillettes. À partir du débarquement, il combat avec le Régiment de la Chaudière dans le nord de la France, de la Belgique, de la Hollande et de l’Allemagne. En juillet 1944, il est promu capitaine responsable du gros peloton de chenillettes. Par la suite, en août 1944, il prend le commandement de la Compagnie des armes de support. À l’automne 1944, il est muté au poste de capitaine-adjudant. En février 1945, il prend le commandement de la Compagnie B à titre de major, grade qu’il conserve jusqu’à aujourd’hui. Il est démobilisé le 14 février 1946. 

Médailles et décorations
Étoile de 1939-1945
Étoile France-Allemagne
Médaille de la Défense
Médaille canadienne du volontaire
Médaille de la guerre 1939-1945
Chevalier de la Légion d’Honneur (France)
Croix de guerre avec palme (France)

Après la guerre
Après la guerre, Roméo L. Boulanger travaille jusqu’à sa retraite pour le Gouvernement du Canada. En premier lieu au ministère des Anciens combattants pour aider les vétérans à s’établir sur des terres agricoles et, par la suite, au ministère des Affaires indiennes et des Inuits où il est Directeur général de 1957 à 1982 (année de sa retraite). Dans le cadre de cette fonction, son territoire administratif couvre tout le Québec ainsi qu’une partie du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario.

En 2007, mis à l’honneur dans une exposition du Centre Juno Beach, Roméo Boulanger déclarait :

 Je me suis enrôlé pour aider la France, avec mes modestes efforts, à se libérer de ses occupants. La France, pays de nos ancêtres, ne pouvait rester seule et torturée par ses envahisseurs.  Heureusement, il semble assuré que nos sacrifices n’ont pas été vains 

Bernières-sur-Mer, 1964. Capitaine H. Rutledge (décédé), Major R. L. Boulanger, Capitaine Daniel Paré (décédé) devant le monument dédié aux soldats du Régiment de la Chaudière tombés sur Juno.

 

Aldershot, Angleterre, 1942.

 

R.L.Boulanger (second à gauche), camp d’entrainement de base, Chicoutimi, Québec, 1940.