Le Canada durant la seconde guerre mondiale

Personnes

Pierre Clément

Identité
Pierre CLÉMENT (Joseph Pierre Amable)
Né le 8 janvier 1918 à St-Joseph des Cèdres, Québec et décédé le 26 novembre 2010.
Fils de Omer Clément et de Virginie DeMontigny
Marié à Adrienne DeMontigny le 6 septembre 1951 (Décédée le 6 octobre 2005)
Père de Christiane et Martine

Origines normandes connues
Côté paternel : Pierre Clément épouse Catherine à St-Jacques, ville de Tarascon, diocèse d’Arles, en Provence. Son fils Pierre Clément épouse Catherine Prézot à Montréal le 19 avril 1702. Les familles Clément s’établissent ensuite à Pointe-Claire, Soulanges et Les Cèdres. Pierre Clément est aujourd’hui un descendant de la 10ème génération de la famille Clément. Son père Omer Clément épouse le 16 octobre 1900 Virginie DeMontigny. Les ancêtres de Virginie sont de Rouen, tout comme l’épouse de Pierre puisqu’ils proviennent de la même lignée ancestrale.
Côté maternel : Jean Testard épouse Anne Godfroy à Saint-Vincent de Rouen en Normandie (date inconnue). Son fils Jacques Testard épouse Marie Pournain à Montréal, le 24 novembre 1659. La famille Testard devient en 1748 la famille Sieur Testard DeMontigny. Cette famille s’établit, entre autres, à Québec, Montréal, Ste-Marthe de Vaudreuil et Les Cèdres. Feu Adrienne DeMontigny (épouse de Pierre Clément) était une descendante de la 10ème génération de la famille Testard (DeMontigny) de Normandie. 

Scolarité
Pierre fréquente l’école jusqu’à sa huitième année. Fils de cultivateur, il participe activement aux travaux de la ferme familiale. En 1960, il suit une formation spécifique en « management de terrain de golf » à l’université d’Amherst, Massachusetts, U.S.A. Autodidacte, Pierre devient conférencier auprès de la jeunesse étudiante à force d’étudier l’histoire patrimoniale de sa région.

États de service militaire
Matricule : D-57592
Grade à la sortie : Sergent
Pierre Clément est enrôlé le 12 juillet 1940 à Montréal dans les forces actives du Régiment de Maisonneuve. Le 5 septembre 1940, il arrive en Angleterre avec le Régiment de Maisonneuve (2ème Division). Pendant quatre années, il parfait ses connaissances passant de soldat à sergent instructeur des mortiers. Durant cette période, il est particulièrement actif au sein de l’équipe canadienne de hockey du Régiment de Maisonneuve, de même que dans la chorale du régiment. Le 6 juillet 1944, il débarque sur les plages de Normandie. Avec l’approche du front, en passant par Authie, Caen et toute la campagne normande, le régiment de Maisonneuve poursuit son parcours libérateur vers le nord de la France, traversant la Seine, pour finalement rejoindre la Belgique et la Hollande. Embarqué pour le retour sur le New Amsterdam en septembre 1945, il est démobilisé officiellement le 23 octobre 1945 à Montréal.

Médailles et Décorations
Étoile de 1939-1945
Étoile France-Allemagne
Médaille de la défense
Médaille canadienne du volontaire
Médaille de la guerre 1939-1945

Avant et après la guerre
1934-1939 : Marin – Marine marchande intérieure canadienne (St-Laurent et les Grands-Lacs)
1934-1939 : Saison hivernale : ouvrier – manufacture de bâtons de hockey à Vaudreuil
Fin 1945-1959 : Transports Canada – Chef peintre Canal de Soulanges (23 km)
1960-1982 : Surintendant – Club de golf Summerlea
1961-1980 : Maire fondateur – village de Pointe-des-Cascades
Depuis 1974 : Président fondateur de la Société de Recherches historiques de Pointe-des-Cascades
1982 : Retraite officielle et conservateur du Musée du Parc des Ancres à Pointe-des-Cascades

 

« En juin 1940, la France de Jeanne D’Arc criait au secours ! De cet écho lointain, je sentis l’appel. Le 12 juillet suivant, sous l’uniforme de l’armée canadienne, j’étais soldat ! S’en suivit un long séjour en Angleterre. Le 7 juillet 1944, pieds à terre en Normandie. Ancêtres, me voilà ! Et même si la terre tremblait sous mes pieds, j’étais là où je voulais être ! Septembre 1945, retraversée de l’Atlantique, retour à la maison, bien vivant pour revoir ma mère, mon père, mes frères et sœurs. En 2004 à l’Abbaye-aux-Hommes de Caen, on me remettait l’Insigne de poitrine Débarquement-Normandie, dont je suis très fier ».

 

Pierre Clément (debout à droite) et ses compagnons d’armes.

Pierre Clément et ses petits-fils (1987)