Le Canada durant la seconde guerre mondiale

Événements

Les Corps auxiliaires

Le signaleur J. Bennett de la 1re Compagnie de télégraphistes pose des fils sur les poteaux de la gare de chemins de fer de Louvain en Belgique, le 6 janvier 1945.

Le signaleur J. Bennett de la 1re Compagnie de télégraphistes pose des fils sur les poteaux de la gare de chemins de fer de Louvain en Belgique, le 6 janvier 1945.
Photo par Barney J. Gloster. Ministère de la Défense nationale / Archives nationales du Canada, PA-130257.

Leur objectif immédiat n’est pas de détruire l’ennemi mais de fournir à l’Armée toutes les ressources nécessaires à son bon fonctionnement. Bon nombre de soldats se voient dirigés vers les corps auxiliaires parce qu’ils possèdent déjà des compétences dont l’Armée peut tirer profit; pour d’autres, c’est l’occasion d’acquérir un nouveau métier. Le travail de certain corps auxiliaires, comme le service postal ou la foresterie, se situe derrière les lignes et n’expose pas les hommes au feu ennemi dans des circonstances normales. Par contre, les membres du Corps des transmissions sont assignés à des unités de combat et doivent partager les mêmes risques. Tous jouent un rôle essentiel et doivent constamment composer avec les dangers que représentent l’avancée d’une armée en sol ennemi.

Corps royal des transmissions de l’Armée canadienne

Les communications constituent l’une des grandes préoccupations d’une armée moderne vu le nombre et la diversité des unités à coordonner. Le Corps royal des transmissions voit à l’établissement et à l’entretien des réseaux de communications requis pour les liaisons entre l’état-major et les troupes : radio, téléphone, télétype, télégraphe, messagers à motocyclettes.

Corps canadien de la prévôté

Les mouvements de l’Armée exigent de grandes concentrations d’hommes et de véhicules de toutes sortes sur des terrains incertains et sur des routes rendues imprévisibles par l’ennemi. En plus d’assurer les services de police, le Corps canadien de la prévôté veille au balisage des routes et au bon ordre de la circulation.

« Lentement, courbes dangereuses en avant ». Rien de tel qu’un peu d’humour pour s’assurer que les jeunes hommes qui composent la majorité de l’Armée lisent les panneaux routiers. Le caporal Ernie Nault, de Meadow Lake (Saskatchewan), membre de la 2e Compagnie du Corps canadien de la prévôté, place un panneau de signalisation sur la route de Falaise (Normandie) le 13 ou le 14 août 1944.

« Lentement, courbes dangereuses en avant ». Rien de tel qu’un peu d’humour pour s’assurer que les jeunes hommes qui composent la majorité de l’Armée lisent les panneaux routiers. Le caporal Ernie Nault, de Meadow Lake (Saskatchewan), membre de la 2e Compagnie du Corps canadien de la prévôté, place un panneau de signalisation sur la route de Falaise (Normandie) le 13 ou le 14 août 1944.
Photo par Michael M. Dean. Ministère de la Défense nationale / Archives nationales du Canada, PA-131272.

Voir le musée virtuel de la Police militaire canadienne par John Cameron (en anglais).

La jeep postale de l’Escadron « A » des Fort Garry Horse à son premier arrêt de livraisons en France ou en Belgique, le 11 octobre 1944.

La jeep postale de l’Escadron « A » des Fort Garry Horse à son premier arrêt de livraisons en France ou en Belgique, le 11 octobre 1944.
Photo par Michael M. Dean. Ministère de la Défense nationale / Archives nationales du Canada, PA-140198.

Service postal de l’Armée canadienne

Pendant leur très longue absence, les hommes et les femmes de l’Armée comptent sur la poste pour rester en contact avec leur famille. Ce lien d’affection avec des êtres chers les aide à maintenir un bon moral et à garder espoir de retrouver la paix du foyer. Il incombe au Service postal que chaque lettre ou colis se rende à son destinataire peu importe où il se trouve : au Canada, au Royaume-Uni ou « quelque part » en Europe.

 

Corps forestier canadien

En Écosse, un bûcheron du Corps forestier canadien se hisse en haut d’un arbre droit pour le préparer à l’abattage, en 1941.

En Écosse, un bûcheron du Corps forestier canadien se hisse en haut d’un arbre droit pour le préparer à l’abattage, en 1941.
Ministère de la Défense nationale / Archives nationales du Canada, PA-175325.

Le besoin urgent de bois d’œuvre a requis la formation du Corps forestier canadien en 1940. Celui-ci a pour principale fonction l’exploitation des ressources forestières de l’Écosse; en février 1943, il compte 220 officiers et 6771 hommes stationnés sur les îles britanniques. À compter de 1944, le Corps forestier répond aux besoins en bois des troupes d’invasion. Du bois est assemblé en radeaux pour la traversée de la Manche à l’été 1944 mais, dès la fin de juillet, les Forestiers se rendent sur le Continent pour exploiter les forêts de Cerisy (France), de Waterloo (Belgique) et des Ardennes. Aux Ardennes, les compagnies du Corps forestier doivent se replier précipitamment devant les attaques des Allemands. Elles reprennent ensuite leurs activités en Belgique puis, après les combats sanglants qui s’y déroulent, dans les forêts du Reichswald et du Hochwald.