Le Canada durant la seconde guerre mondiale

Personnes

Gilles Gamache

Gilles GAMACHE (Joseph Jean-René, Gilles)
Né le 7 avril 1920 à Montréal, Québec
Décédé le 6 juillet 2008 à Longueil, Québec
Fils de Adolphus Gamache et Marguerite Beauchamp
Marié à Olivette Charron le 17 octobre 1942 (Décédée le 1er février 1994)-Conjoint de Huguette Miron
Père de Suzanne, André et Anne

Origines normandes connues
Côté paternel : Nicolas Gamache, né le 17 avril 1639 à Saint-Illiers dans les Yvelines arrive à Québec vers 1652. Il devient Seigneur du Cap St-Ignace et épouse en 1676 Elisabeth-Ursule Clouthier, née en 1660. Elle est la fille de Charles Clouthier, né à Mortagne-au-Perche le 3 mai 1629, émigré de Dieppe vers le 10 avril 1634.
Gilles Gamache appartient à la 10e génération des descendants de Charles Clouthier.
Côté maternel : La mère de Gilles Gamache, Marguerite Beauchamp est la fille de Maître J.J. Beauchamp et Elisa Décarie, dont la famille est originaire de Normandie.

Scolarité
Gilles Gamache fréquente l’École supérieure Le Plateau et suit une formation scientifique.
Cours militaires suivis: Entraînement physique à Long Branch, en Ontario ; Guerre Chimique à Long Branch en Ontario ; Sécurité et Espionnage au Collège Militaire Royal de Kingston ; Battle Drill en Colombie-Britannique ; Armes légères en Angleterre ; Commandant de compagnie à Bernard Castle en Angleterre.

Etats de service militaire
Matricule : D-615530
Grade à la sortie : Lieutenant-colonel
Gilles Gamache s’enrôle en décembre 1941 dans le régiment des Fusiliers Mont-Royal. Au Canada, durant la guerre, il est officier instructeur aux centres d’entraînement de Sherbrooke et St-Jérome ainsi qu’à l’école des officiers de Brockville. Il exerce diverses fonctions dans un bataillon et une brigade d’infanterie. En mars 1942, départ pour l’Angleterre où Gilles Gamache occupe différentes fonctions pour le bataillon : Officier de renseignements (Information Officer) – Adjudant et commandant de compagnies. Il arrive en France le 6 juillet 1944 et se verra décerner la Croix de Service Distingué (U.S.) à l’occasion de l’attaque de la ferme Beauvoir, le 20 juillet 1944, en Normandie. Il combat ensuite en Hollande, en Belgique et en Allemagne. Il s’engage comme volontaire pour la guerre du Pacifique. Le 15 août 1945, le jour de la Victoire sur le Japon (V.J. Day), il se trouve sur le bateau qui transporte les troupes au Japon. Gilles Gamache est démobilisé le 3 janvier 1946. Il appartient ensuite au 4ème Bataillon Royal 22e (Régiment de Châteauguay) (réserve supplémentaire).

Médailles et Décorations
Étoile de 1939-1945
Étoile France-Allemagne
Médaille de la Défense
Médaille canadienne du volontaire
Médaille de la guerre 1939-1945
Médaille du jubilée de la reine Elisabeth  II 1977
Décoration des Forces canadiennes
Croix de Service Distingué (US)

Avant et après la guerre
Avant la guerre, Gilles Gamache occupe un premier emploi en tant que commis vendeur à la section des sports de la quincaillerie Omer DeSerres Ltée. Il devient ensuite représentant de la compagnie d’assurances Travelers. Il pratique différents sports tels que le tennis, le hockey, le football.
Après la guerre :
1946 à 1955 : Gérant assurance collective et pension pour la compagnie d’assurances Travelers
1955 à 1960 : Directeur, assurance collective et pension pour Marsh & McLennen
1960 à 1970 : Directeur assurance-vie Union Canadienne
1970 à la retraite : Fondateur de G.R. Gamache & Associés (gestion financière)
Président de l’Association de tennis provincial ; Membre fondateur du Club Optimiste Laurentien et lieutenant gouverneur de district ; Membre de Légion Canadienne (Section Jean Brillant, V.C.) ; Membre du club des officiers Les Fusiliers Mont-Royal ; Membre à vie  du Club de Golf de Beloeil ; Membre du United Services Club ; Membre du Comité de la Coupe Davis du Canada.

En 2007, mis à l’honneur dans une exposition du Centre Juno Beach, Gilles Gamache déclarait :

« J’ai contribué bien modestement, comme des milliers de Canadiens, d’Américains, de Britanniques, de Polonais, de Français et d’autres Alliés à la mission qui consistait à délivrer la France et l’Europe du fléau nazi. J’ai répondu à l’appel de mon pays pour servir dans l’armée. Cette expérience m’apporté l’esprit de discipline, le sens de l’obéissance et du commandement. »