Le Canada durant la seconde guerre mondiale

Personnes

Benoît Gonthier

Identité
Benoit GONTHIER (Joseph Benoit)
Né le 29 avril 1924 à Lauzon, Québec
Fils de Jean Gonthier et Delia Asselin
Marié à Jeannine Guenet le 16 juin 1951
Père de Bernard, Sylvie, Jean (décédé), Marie, André et Isabelle

Origines normandes connues
Côté paternel : Son ancêtre Jean Gonthier, né vers 1618, épouse vers 1638 à Saint-Séverin, Paris, Marie Lay, née vers 1619. Il arrive à Québec en 1666.
Côté maternel : Jacques Asselin, né en 1629 à Bracquemont, près de Rouen en Normandie, épouse Louise Roussin le 29 juillet 1662 à Québec. Louise Roussin est née le 11 mars 1642 à Tourouvre, dans le Perche, en Normandie. Jacques et Louise ont douze enfants. L’aîné, Jacques, né le 12 juin 1663, épouse le 12 octobre 1687, à l’Ile d’Orléans, Québec, Marie Morisette née le 10 août 1671.

Scolarité
Étudiant de 1930 à 1942 à l’école Primaire et Secondaire pendant la traversée de la crise économique de 1929.

Etats de service militaire
Matricule : V-85991
Grade à la sortie : Leading Stoker (appelé aujourd’hui sergent mécanicien)
Enrôlé comme volontaire à Québec dans la Marine royale canadienne en janvier 1943, Benoit Gonthier suit l’entraînement de base à Hamilton, en Ontario avant d’effectuer un entraînement avancé à Cornwallis, en Nouvelle-Écosse. Il sert sur un dragueur de mines jusqu’en avril 1944 (escorte de convois à mi-chemin). Il est stationné sur la base navale HMCS Greenock en Écosse (Manning Depot) en avril 1944. Muté sur la base HMS Rosyth, il est amalgamé à la 10ème flottille pour l’invasion sur une péniche de débarquement ancrée à Portsmouth et participe à trois voyages d’escorte de troupes de Portsmouth à Juno Beach, Bernières-sur-Mer, les 6 et 7 juin. Il revient sur la base HMS Rosyth à la fin de juillet 1944. Il suit des cours en relation avec le conflit japonais puis retourne à Halifax en 1944, pour un congé d’un mois. De retour à Greenock, il est affecté sur la base navale HMS Crescent construite en prévision du conflit japonais. Durant les essais, il est blessé lorsque son navire heurte une mine à l’entrée du port de l’île Jersey. Il est libéré du service à Esquimalt, en Colombie Britannique, en février 1946.

Médailles et Décorations
Étoile de l’Atlantique
Médaille canadienne du volontaire
Médaille de la guerre 1939-45

Après la guerre
1948 : Cours de Balistique à Valcartier
1948-1972 : Valcartier, Québec Défense nationale – balistique
1972-1984 : Nicolet, Québec – Chef directeur des épreuves (Chief test director)
1984 : Retraite

« Partis de Paris et de Normandie en 1666, mes ancêtres vinrent s’établir au Québec, terre nouvelle fondée par Champlain en 1608. Au cours des siècles, leurs descendants choisirent plusieurs métiers : avocat, juge, agriculteur, menuisier, militaire, etc. Ayant grandi à Lauzon, près des chantiers maritimes, la mer m’attirait. À l’âge de 19 ans, au lieu de l’Université, j’optai pour la Marine canadienne afin de servir mon pays. Ce métier m’amena, en 1944, à combattre les Allemands et à participer à la libération de la Normandie, terre de mes aïeux. »