Le Canada durant la seconde guerre mondiale

Personnes

Adrien Boivin

Identité

Adrien BOIVIN (Joseph Marcellin Adrien)
Né le 30 mars 1923 à Kénogami, Québec
Fils de Marcellin Boivin et Marie-Jeanne Tremblay
Marié à Lucille Bilodeau de Québec
Père de Catherine et Louise

Origines normandes connues

Côté paternel : Pierre Boivin, fils de Pierre Boivin, maître couvreur marié à Anne Lecoq, est baptisé le 27 juillet 1643 à la paroisse de Saint-Maclou,  Rouen. Il embarque pour le Canada où il épouse Étiennette Fafard le 4 novembre 1664 à Trois-Rivières.

Côté maternel : Pierre Tremblay est originaire de Randonnai, petite commune du Perche en Normandie. Seul chef de famille de ce nom venu de France, il est l’ancêtre de tous les Tremblay d’Amérique. Le 2 octobre 1657, il épouse Ozanne Achon, fille de Jean Achon et de Hélène Regnaud ou Regourde, de Puyravault en Aunis. Il est alors âgé de trente et un ans et elle de vingt-quatre. Ils s’établissent sur une ferme de la côte de Beaupré, une région qui formera plus tard la paroisse de « L’Ange-Gardien ».

Adrien Boivin, qui appartient à la 10ème génération des descendants de Pierrre Boivin, fait en 1944 le chemin inverse de ses ancêtres pour participer à la libération du pays de ses aïeux.

 Scolarité

Adrien Boivin appartient à une famille de onze enfants. Il est scolarisé jusqu’à sa 9ème année commerciale. Sa formation ne pouvant être continuée qu’en dehors de la région, son père manque d’argent pour lui permettre de continuer ses études. Il complète donc sa formation en autodidacte.

États de service militaire

Matricule : E-19466
Grade à la sortie : caporal

Adrien Boivin s’enrôlé en 1938, à l’âge de 15 ans, dans la Réserve (Régiment du Saguenay) et en 1940 dans les forces actives canadiennes. Il arrive en Angleterre en 1943, affecté au Régiment de Maisonneuve (2ème Division). Il débarque en France le 6 juillet 1944, à Courseulles-sur-Mer et rejoint le Régiment de la Chaudière quelques semaines plus tard. Capturé par les Allemands en octobre 1944 à Oostburg au sud de la Hollande, il est détenu pendant dix jours à Knokke, au nord de la Belgique, avant d’être libéré par les troupes canadiennes. Adrien Boivin a commencé comme simple soldat et terminé la campagne d’Europe en tant que caporal.

De retour au Canada fin décembre 1945, Adrien Boivin s’enrôle en 1948 comme sous-officier breveté. Au cours de sa carrière militaire, il acquière tous les grades de simple soldat à celui de lieutenant-colonel. Il commande le Régiment du Saguenay de 1962 à 1967. Il est nommé lieutenant-colonel honoraire de son régiment en octobre 2001 et colonel honoraire en novembre 2004.

Aide de camp du lieutenant gouverneur de la province  Paul Comtois de 1964 à 1966, il occupe la même fonction avec son successeur, Hughes Lapointe, de 1966 à 1967.

Médailles et Décorations

Étoile de 1939-1945
Étoile France-Allemagne
Médaille de la défense
Médaille canadienne du volontaire
Médaille de la guerre 1939-1945
Médaille du Centenaire du Canada (1967)
Médaille d’efficacité canadienne
Décoration des Forces canadiennes

Après la guerre  

1946-1951 : Alcan – Analyste de méthodes de travail (Études du mouvement)
1951-1954 : Defence Construction Ltd. Responsable de l’administration du bureau de surveillance de construction de la base aérienne de Bagotville
1954-1969 : Société Centrale d’Hypothèques – Chef inspecteur de conformité
1969-1973 : Ministère de la Justice du Québec – Directeur de la prison de Chicoutimi
1973-1976 : Directeur régional du service de détention du Saguenay-Lac St-Jean, Côte-Nord
(4 prisons)
1976-1977 : Responsable provincial des programmes occupationnels des détenus
1977-1981 : Adjoint administratif au Directeur du Service de détention (Ressources humaines)
1981 : Retraite du service

En 2007, mis à l’honneur dans une exposition du Centre Juno Beach, Adrien Boivin déclarait :
En juillet 1944, à bord du navire qui nous approchait des côtes normandes, je ressentais une très forte émotion. Je songeais aux ancêtres venus il y a trois siècles qui avaient  bâti ce pays qui est le mien aujourd’hui. Par goût de l’aventure et par patriotisme, je venais les remercier de nous avoir laissé leur langue, leurs chansons, etc. et j’offrais à mon tour, ma contribution pour les libérer du joug allemand.

Orbec, Calvados, 27 août 1944. A droite, Adrien Boivin.

 

 

Cap Blanc-Nez, région de Boulogne-sur-Mer, 25 septembre 1944, Neutralisation d’un char allemand téléguidé (Goliath). Adrien, deuxième à gauche.