À propos de nous

The Juno Beach Centre

L’Association Centre Juno Beach (ACJB) est une association canadienne à but non lucratif dirigée par un Conseil d’Administration basé à Burlington (Ontario), Canada. L’ACJB est propriétaire et gestionnaire du Centre Juno Beach en Normandie, France.

La mission de l’ACJB consiste à :

  • Mettre à disposition une infrastructure mémorielle adaptée pour rendre compte de la participation du Canada à la Seconde Guerre mondiale et l’émergence du Canada sur la scène internationale ;
  • Se souvenir et commémorer les sacrifices de tous les Canadiens qui ont participé à la victoire alliée sur les théâtres d’opérations et au pays ; et
  • Contribuer à l’éducation des adultes et jeunes d’aujourd’hui et des générations futures sur le rôle du Canada dans la préservation des libertés dont nous avons le privilège de bénéficier aujourd’hui.

Pour en savoir plus sur l’histoire de l’Association Centre Juno Beach et notre Fondateur et ancien président, Garth Webb, cliquer ci-dessous.


Administrateurs et Bienfaiteurs

L’Association Centre Juno Beach (ACJB) est une association canadienne à but non lucratif dirigée par un Conseil d’Administration basé à Burlington (Ontario), Canada.

L’ACJB est propriétaire et gestionnaire du Centre Juno Beach en Normandie, France.

  • Président – Don Cooper, Diplômé du Collège militaire royal, Burlington, ON
  • Vice-président – Peter L Moffatt, petit-fils de vétéran de la SGM, fils d’un colonel du FAC, Burlington ON
  • Trésorière – Susan (Cooper) Mousseau, fille de vétéran du Jour J, Plattsburgh, NY
  • Administrateur – Bgén (retraité) Ernest Beno, OMM, CD, ancien Colonel commandant, Régiment royal de l’Artillerie canadienne, Kingston, ON
  • Administratrice  – Pam Calvert, professeur d’histoire et consultante en éducation de l’ACJB au Canada, Burlington, ON
  • Administrateur  – Mark Clearihue,  fils de vétéran de la SGM, Mississauga, ON
  • Administratrice – Lise Cooper, veuve de vétéran du Jour J, Burlington, ON
  • Administrateur  – Lcol (retraité) Peter Dawe, fils de vétéran de la SGM, Kingston, ON
  • Administrateur – Lcol (retraité) John Fotheringham, ancien officier commandant, Régiment des Queen’s Own Rifles of Canada, Toronto, ON
  • Administrateur – Don G. Foster, B.Sc. Agr., CIM, FCSI, fils de vétéran de la SGM, North Vancouver, BC
  • Administrateur  – Peter Wright, BCL/LLB, Glencore Canada, Toronto, ON
  • Administrateur – Derron Bain, SVP Concert Infrastructure, Diplômé du Collège militaire royal, petite-fils de deux vétérans de la SGM
  • Associé – Warrant Officer Darryl Casselman, militaire actif des Forces armées canadiennes – Royal Highland Fusiliers of Canada, Burlington, ON
  • Associé – Doug Cooper, petite-fils de deux vétérans de la SGM, Stoney Creek, ON
  • Associé – BGén (retraité) David Patterson, MSM, CD ancien commandant adjoint de la 4è Division canadienne, vétéran de la guerre d’Afghanistan, petit-filsd’un vétéran de la PGM.

L’Association Centre Juno Beach en France :

  • Président – John Clemes, Paris, France
  • Vice-Président – Ian McLean, Paris, France
  • Administrateur – Jean-Pierre Bénamou, Bayeux, France
  • Administrateur – Capitaine Daniel Granotier, Ambassadeur Honoraire du Régiment de la Chaudière en France, Bernières-sur-Mer, France

Premier Président d’honneur de l’ACJB – Gén (retraité) Rick Hillier, ancien Chef d’état-major de la Défense

Membres du personnel

Le Centre est animé par une équipe de 5 permanents renforcée par de jeunes guides canadiens selon la fréquentation saisonnière.

L’Équipe au Centre Juno Beach, Courseulles-sur-Mer, Normandie, France :

 

L’Équipe au Canada :

L’Association Centre Juno Beach (Ontario, Canada)

  • Coordonnatrice des relations médias et communications : Kate Carlson, katecarlson@junobeach.org
  • Responsable Expositions et Développement : Marie Eve Vaillancourt, mevaillancourt@junobeach.org
  • Responsable des opérations et de la diffusion : Alex Fitzgerald-Black, alex@junobeach.org
Fondateur et ancien Président

Connu comme le fondateur du Centre Juno Beach, Garth S. Webb représente aujourd’hui les vétérans canadiens de la Seconde Guerre mondiale et leurs familles qui ont été les forces motrices du projet du Centre Juno Beach. Ils ont donné au Centre sa force de lieu de mémoire ardemment désiré, courageusement réalisé et fièrement confié aux jeunes générations. Garth Webb à leur tête, ils ont marqué de leur empreinte indélébile l’identité du Centre Juno Beach.

Né à Midland (Ontario), Garth Webb a passé son enfance à Calgary (Alberta). En 1942, il a rejoint l’Artillerie royale canadienne où il a intégré la batterie « C » du 14è Régiment d’artillerie de campagne.

Le matin du 6 juin 1944, au sein des forces alliées, le lieutenant Garth Webb débarquait sur Juno Beach en Normandie avec le 14è Régiment d’artillerie de campagne canadien. En dépit de pertes considérables subies le Jour J, son unité a continué à avancer à travers l’Europe du Nord Ouest au fil des mois jusqu’en Allemagne, en 1945.

Après la guerre, Garth Webb est rentré au Canada afin de poursuivre ses études à l’université Queen’s à Kingston (Ontario) et ensuite débuter une brillante carrière d’agent et d’expert immobilier.

En juin 1994, lors du 50è anniversaire du Jour J, il est revenu sur les plages normandes avec des vétérans de son régiment. C’est à cette époque qu’ils ont réalisé que leurs enfants et petits-enfants avaient du mal à s’imaginer la participation du Canada à la Seconde Guerre mondiale, faute de lieu qui raconte cette histoire.

Garth Webb et sa compagne Lise Cooper se sont alors lancés à la tête d’un projet d’envergure. Avec l’aide d’un groupe de vétérans canadiens de la Seconde Guerre mondiale, de veuves et d’enfants de vétérans, le projet du Centre Juno Beach est né.

Garth Webb et l’Association Centre Juno Beach (ACJB) se sont consacrés à la promotion de cette cause et la récolte des fonds nécessaires à la construction du Centre. Après plusieurs années de travail acharné, le Centre Juno Beach a ouvert ses portes le 6 juin 2003, sur un terrain mis à disposition par la Ville de Courseulles-sur-Mer grâce au maire de l’époque, Jean-Louis de Mourgues. En compagnie de plusieurs centaines de vétérans et de dignitaires canadiens, ils ont célébré cet exploit incroyable – la création d’un lieu de mémoire permanent qui rend hommage aux sacrifices des Canadiens et Canadiennes lors de la Seconde Guerre mondiale.

Suite à l’ouverture du Centre, Garth Webb a continué à s’impliquer au sein du Conseil d’Administration à titre de Président de l’ACJB au Canada. Jusqu’à son décès le 8 mai 2012, il s’est investi sans relâche pour le Centre Juno Beach.

Parmi ses nombreuses mentions et médailles militaires de la Seconde Guerre mondiale, Garth Webb a reçu la Croix du Service méritoire. Elle lui a été remise en 2003 par la Gouverneure Générale du Canada afin de souligner ses efforts dans la création du Centre Juno Beach. Cette distinction prestigieuse est accordée pour l’accomplissement d’un acte ou d’une activité témoignant d’un esprit professionnel remarquable ou d’un degré d’excellence exceptionnel qui fait honneur au Canada ou qui lui procure de notables avantages.

Garth Webb a aussi été mis à l’honneur par le gouvernement français en 2005 lorsqu’il a reçu la médaille de la Légion d’Honneur. L’Ordre national de la Légion d’Honneur est la plus haute distinction de France et ses membres sont presqu’exclusivement des citoyens français. Il arrive cependant, comme dans le cas de Garth Webb, que la Légion d’Honneur soit attribuée à des citoyens étrangers qui ont servi la France ou ses idéaux.

Garth S. Webb (1918-2012), Croix du Service Meritoire, Légion d'Honneur (France), et vétéran du Jour J.

Nécrologie : Garth Webb - mai 2012

Hommage à Garth Webb par Ted Barris

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Historique du Centre Juno Beach

GENÈSE

En juin 1994, à l’occasion du 50è anniversaire du Jour J, un voyage fut organisé pour les hommes du 14è Régiment d’Artillerie de campagne (Artillerie royale canadienne) afin de retracer la route de leur régiment à travers la France, la Belgique et la Hollande quelque 50 ans plus tôt. A l’issue de ce voyage, les vétérans du 14è Régiment d’Artillerie de campagne suggérèrent un voyage en Normandie pour l’année suivante, destiné à leurs enfants et petits-enfants. Ils se demandèrent alors ce qu’ils allaient pouvoir montrer à leurs familles en dehors de la plage et ses touristes, des noms canadiens de certaines rues et des stèles, monuments et cimetières.

De ce voyage est née l’idée de construire un musée canadien et ce fut le début d’un dur labeur. L’organisateur du voyage et la force motrice de ce projet n’était autre que le fondateur du Centre Juno Beach, Garth Webb, C.S.M.

Le budget global du Centre Juno Beach s’est élevé à 10 millions de dollars canadiens, soit 6 250 000 euros. Les fonds nécessaires au financement du Centre ont été collectés auprès de fonds privés et auprès des Gouvernements canadiens et français.

Pour financer la réalisation du Centre Juno Beach, l’Association Juno Beach Centre canadienne a mené une campagne de levée de fonds au Canada. De nombreuses écoles du Canada ont apporté leur soutien au Centre, ainsi que des particuliers, associations d’anciens combattants, institutions et entreprises.

Le 15 février 2007, après 4 années d’opérations du Centre Juno Beach, le Premier Ministre canadien Stephen Harper rendait hommage aux vétérans de la Seconde Guerre mondiale et annonçait une contribution de 5 millions de dollars canadiens pour contribuer au fonctionnement du Centre Juno Beach au cours de la décennie suivante. Ce soutien a été renouvelé en avril 2017 à hauteur de 500 000 dollars canadiens par an.

Pendant 10 ans, Wal-Mart Canada s’est aussi associé à l’Association Juno Beach Centre. En 2000, une collecte de fonds a été lancée, avec l’appui de ses nombreuses succursales, par le biais de ses cahiers publicitaires distribués dans plus de 8 millions de foyers. La campagne Wal-Mart « Achetez une brique » a constitué la première activité de cette collecte de fonds nationale où les clients ont pu faire un don d’un dollar pour le Centre Juno Beach en échange de quoi leur nom figure sur une « brique de papier ».

Plus de 200 filiales de la Légion canadienne, qui regroupe les anciens combattants, ont également soutenu le Centre Juno Beach.

Après plusieurs années de levée de fonds, la construction commençait sur 1,5 hectare mis à disposition par la Ville de Courseulles-sur-Mer. Le 6 juin 2003, la phrase de Garth Webb, vétéran du Jour J : « C’est sur cette plage que les soldats canadiens ont débarqué il y a 59 ans », marquait officiellement l’ouverture du Centre Juno Beach.

Aujourd’hui, il y existe plusieurs programmes de donations pour soutenir le Centre Juno Beach. L’Association continue de proposer un programme de vente de « briques » aux familles, sociétés, écoles, etc. pour rendre hommage à un ancien combattant canadien de la Seconde Guerre mondiale et faire graver son nom sur un kiosque du Centre Juno Beach. Ce programme s’adresse également à tout autre donateur. Pour 400 € (500 CAD) et plus, le nom du donateur est inscrit sur une « brique » posée sur un kiosque du Centre. Il existe aussi le programme de parrainage de drapeaux, l’achat de badges commémoratifs et le programme des vidéos l’Honneur en héritage.

Garth Webb est décédé le 8 mai 2012 après presque 20 années de levée de fonds, de construction et de supervision du Centre. Don Cooper est maintenant le nouveau Président de l’Association Centre Juno Beach, une association à but non lucratif basée à Burlington (Ontario), qui  gère le Centre Juno Beach.

 

PARCOURS PERMANENT ET SERVICES

Au fils des ans, le parcours muséographique a évolué pour être aujourd’hui composé de 5 salles, 2 films et une salle d’expositions temporaires. Des améliorations ont été progressivement apportées dans les salles du parcours permanent afin d’enrichir la visite du public et des groupes scolaires. Ajout de nouvelles vitrines ; ajout de « tiroirs-découverte » contenant des explications sur les rangs de l’Armée, de la Marine et de l’Aviation et de « tiroirs-découverte » contenant des histoires personnelles de Canadiens au cours de la guerre ; personnalisation de certains objets grâce à l’ajout de fiches photos et informations sur la personne à qui ils appartenaient. Une carte numérique géante des régiments canadiens en Normandie en 1944. Depuis début 2020, l’appli Webb app permet l’accès à des traductions du parcours en hollandais et en allemand ainsi que l’accès à des informations complément.

Un événement majeur du 10è anniversaire du Centre Juno Beach a été la création et l’ouverture officielle d’une salle de cinéma le 6 juin 2013, dans ce qui avait été une salle de consultation. D’une capacité de 62 personnes assises, cette salle représente un chantier majeur dont le Centre Juno Beach est particulièrement fiers et a été inaugurée avec  le lancement du film intitulé « Dans Leurs Pas », une immersion dans le vécu des Canadiens le Jour J et pendant la Bataille de Normandie.

Ce film, produit exclusivement pour le Centre Juno Beach par Marianne Kushmaniuk et réalisé par Harvey Crossland, a constitué un événement majeur du 10è anniversaire du Centre Juno Beach.

« Dans Leurs Pas » est une expérience d’immersion grâce à des images et une bande sonore saisissantes qui suscitent l’émotion. Réalisé à partir de films d’archives de la Seconde Guerre mondiale provenant de sources variées, ainsi que de scènes de reconstitutions dramatiques, le film qui reprend aussi les voix des grands correspondants de guerre canadiens Marcel Ouimet et Matthew Halton, illustre le rôle et le sacrifice des soldats canadiens lors du Jour J et de la Bataille de Normandie. En temps de guerre, un soldat d’infanterie ne dispose pas d’une vue d’ensemble ; son rôle consiste à combattre et essayer de survivre. Ce film permet au public une immersion dans le vécu de ce soldat d’infanterie.

Après avoir visionné ce film, les visiteurs qui participent à une visite commentée de la plage avec un guide du Centre Juno Beach auront une appréciation nouvelle des événements du Jour J et de l’importance historique du site qu’ils visitent.

Le Hall d’accueil a quant à lui été réaménagé en 2013 afin de tenir compte de l’évolution du Centre Juno Beach au cours des ans, de mieux affirmer son identité et de faciliter l’accueil des visiteurs par les guides. Il est composé de modules d’information. L’un informatif sur le contenu du musée et son offre, son parcours jeune public et ses visites commentées du Parc Juno. L’autre renseigne les visiteurs sur l’histoire même du musée, fondé par des vétérans et leurs familles qui ont marqué de leur empreinte indélébile l’identité du lieu. Au cœur des présentations, un hommage est rendu à Garth Webb, vétéran de la Seconde Guerre mondiale et fondateur du musée.

La signalétique des abords du musée est régulièrement améliorée, y compris avec un panneau explicatif sur le nom de l’Esplanade Garth Webb en 2013.

La boutique du Centre Juno Beach a été régulièrement redynamisée grâce à de nouveaux agencements. L’ambiance fait également l’objet d’une grande attention et il a connu l’ajout d’éclairages, de frises photographiques et d’un accueil en caisse aéré. Cette boutique continue à se développer et à proposer une offre variée de souvenirs, de spécialités canadiennes ou normandes, ainsi qu’un large choix de livres, DVD, cartes et autres media sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la culture canadienne.

 

UNE MISSION D’ÉDUCATION ET UNE OFFRE UNIQUE POUR LES VISITEURS 

Depuis son inauguration le 6 juin 2003, le Centre Juno Beach s’est révélé être un musée dynamique grâce à ses contenus et ses programmes éducatifs en évolution permanente, son programme de guides, ses visites commentées du Parc Juno, ses expositions temporaires, ses manifestations culturelles.

L’excellence des équipements et services du Centre Juno Beach est reconnue annuellement par l’attribution du label « Marque Qualité Tourisme France ».

 

Le Programme de guides

Le Programme des guides canadiens est une fierté du Centre Juno Beach. De jeunes étudiants universitaires canadiens bilingues viennent travailler au Centre pendant une des trois sessions de l’année. Ces guides sont responsables de l’accueil des visiteurs, des visites commentées de la plage, des introductions à la visite et des informations aux visiteurs. Ils contribuent à ce que chaque visite soit une expérience éducative positive et ils donnent au Centre Juno Beach une saveur toute canadienne en France. Depuis 2003, environ 170 jeunes Canadiens ont ainsi traversé l’Atlantique pour venir travailler au Centre Juno Beach. Certains sont restés en Europe, alors que d’autres sont retournés au Canada pour devenir des enseignants, des chefs d’entreprises, des avocats, des fonctionnaires, des politiciens… et contribuent à construire le Canada pour lequel les générations avant eux se sont battues.

 

Les Visites commentées du Parc Juno

Dès la création du Parc Juno en 2004, le bunker d’observation (R666) face au Centre Juno Beach a commencé à être mis en valeur. En 2009, le bunker a été intégré dans la visite du Parc Juno. En 1944, cet ancien poste d’observation d’infanterie allemand était essentiellement équipé de matériels radio qui permettaient à ses opérateurs de renseigner les autres bunkers afin d’organiser au mieux la défense de la plage. Une mitrailleuse était en position au-dessus du bunker ainsi qu’une « cloche » en acier dans laquelle se protégeait l’observateur (découpée à la fin des années 70). Il s’agit d’un point d’appui important du dispositif allemand de fortification du port de Courseulles.

En 2014, le Poste de Commandement allemand de 1944, relié au bunker d’observation (R666) par une galerie couverte, a été excavé et ses salles souterraines ont été intégrées à la visite du Parc Juno.

Si l’ensemble du Parc Juno est en accès libre, la visite du bunker d’observation et des salles souterraines n’est possible qu’avec un guide du Centre Juno Beach dans le cadre des visites commentées proposées par le musée (en français et en anglais).

 

Archéologie des bunkers du Parc Juno 

Le Parc Juno, espace public de la Ville de Courseulles, comporte de nombreux vestiges dont la plupart disparaissent sous le sable avec les années qui passent. Au cours des années à venir, le Centre Juno Beach a travaillé au dégagement de vestiges du Mur de l’Atlantique sur le Parc Juno, afin de les inclure dans la visite commentée de la plage. Le point de départ de cette entreprise a été filmé en 2011 par la BBC dans le cadre d’un documentaire intitulé « Dig WWII ».

En collaboration avec la Ville, le Centre Juno Beach a organisé une dizaine de chantiers afin de réhabiliter des tunnels allemands. Des équipes de bénévoles ont ainsi dégagé des tonnes de sable. Les traces physiques laissées par l’occupation, la construction du Mur de l’Atlantique et le Débarquement sont un patrimoine commun à préserver et valoriser grâce aux visites commentées du Centre Juno Beach.

Afin d’enrichir cette visite commentée du Parc Juno, au fil des ans, dans les abords du CJB, des nouveautés sont venues s’ajouter à la statue nommée « Le Souvenir Ranimé ». Au cours de « L’Année du Vétéran » (2005), un voyage spirituel autochtone a été organisé afin de permettre aux vétérans et à la jeunesse des Premières Nations de faire le voyage en Europe pour rendre hommage aux vétérans autochtones des deux guerres mondiales. C’est dans ce contexte que l’Inuksuk situé devant le musée a été érigé, pour commémorer le sacrifice des Premiers Peuples du Canada en temps de guerre. En septembre 2008, 2 tétraèdres (défenses de plage allemandes) ont trouvé place sur le Parc Juno. En 2009, le Monument de la Marine royale du Canada était inauguré et la visite du bunker d’observation allemand face au musée était inclus dans la visite du Parc. En mai 2010, des artefacts venaient compléter la visite de ce bunker : une porte blindée, un poêle et des lits d’époque. La même année, un canon de 25 livres est arrivé sur le Parc Juno, suivi en 2011 par un canon Bofor. Ēgalement en 2011, d’importants travaux étaient réalisés sur l’esplanade devant le Centre Juno Beach, mettant la touche finale à la construction du musée.

 

Les exposition temporaires

Le Centre Juno Beach présente l’effort accompli par tous les Canadiens, civils comme militaires, au pays et sur les différents fronts au cours de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que les multiples facettes de la société canadienne contemporaine. Cette double représentation de l’histoire et de la culture a notamment été rendue possible par l’alternance d’expositions temporaires qui répondent à la fois à l’intérêt des visiteurs Canadiens et des visiteurs Européens.

En 2003, la première exposition temporaire, « Siqiniq – Sous le même soleil », en provenance du Musée des civilisations d’Ottawa mettait l’accent sur l’art et la culture Inuit.

En 2004, année du 60è anniversaire du Jour J, le Centre présentait une exposition temporaire de matériel militaire du Jour J et de la Bataille de Normandie.

En 2005, année du 60è anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, désignée « L’Année du Vétéran » au Canada, une exposition temporaire intitulée « Voix des Premiers Peuples du Canada » a été réalisée en collaboration avec la Réserve de Curve Lake en Ontario, pour présenter la culture des Premières Nations du Canada. Cette exposition permettait aux visiteurs de découvrir la culture des vétérans autochtones, leurs valeurs et de comprendre l’adaptation de leurs traditions aux temps modernes.

L’année suivante, en 2006, une exposition a été consacrée à l’Aviation royale canadienne au cours de la Seconde Guerre mondiale.

En raison de son succès auprès du public européen, « Voix des Premiers Peuples du Canada » a été présentée à nouveau en 2007, enrichie par des contenus liés à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que par des activités pour les élèves des écoles primaires et pour les jeunes familles.

En 2008, pour marquer le 65è anniversaire des débarquements en Sicile, l’exposition temporaire « Les Canadiens en Italie » a été développée pour rendre hommage à ceux qui ont combattu lors de la campagne d’Italie, une période moins connue de la contribution canadienne à la guerre.

En 2009, « Voix des Premiers Peuples du Canada » a été enrichie d’une large section sur les Métis et leur culture, ce qui a permis d’aborder les thèmes du multiculturalisme et des problèmes environnementaux.

En 2010 était réalisée et présentée l’exposition « Alliés : Canadiens et Britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale » qui illustrait comment Canadiens et Britanniques ont combattu côte à côte au cours des événements majeurs de la Seconde Guerre mondiale. Grâce à des « passeports/cartes d’identité », les visiteurs pouvaient chercher dans l’exposition des compléments d’information concernant des soldats, marins, membres d’équipages aériens ou encore civils canadiens et britanniques et découvrir ainsi comment l’histoire s’est terminée pour ces frères d’armes. En raison de leur succès, cette exposition et les « passeports/cartes d’identité » a été prolongée jusqu’à la fin 2013.

En 2014, une exposition intitulée « Mamie, c’était comment pendant la guerre -La vie des Normands et des Canadiens de l’occupation à la Libération » a été conçue et réalisée par le Centre Juno Beach, spécialement pour le 70è anniversaire du Débarquement. Elle racontait la vie des civils normands et canadiens, particulièrement celle des enfants, de 1940 à 1944. En répondant aux questions « Quelle aurait été ma vie de tous les jours si, comme mes arrière-grands-parents, j’avais eu 10 ans en 1944 ? » « Qui au juste les Canadiens ont-ils libérés en débarquant en Normandie ? » et « De qui les ont-ils libérés ? », l’exposition éclairait les jeunes sur ce que leurs aînés ont enduré à cette époque et sur la profondeur du mot Libération.

En 2017, à l’occasion du centenaire de la bataille de Vimy, une exposition intitulée « De Vimy à Juno : Mémoires des Canadiens en France » a retracé les deux grands moments de l’histoire du Canada et permis aux visiteurs de se rapprocher de ceux qui ont vécu de grandes victoires, à Vimy et sur Juno. Le parcours chronologique a permis de mieux saisir les notions d’engagement militaire dans leur contexte et de comprendre les deuils des familles et le développement de la culture commémorative des Canadiens au cours du XXe siècle. L’exposition a démontré comment les Canadiens ont commémoré leurs disparus et en quoi les Français ont joué un rôle important dans la préservation de cette mémoire.

En 2019, l’exposition « Grandes Femmes dans la Guerre 1939-1945 » a été inaugurée à l’occasion du 75è anniversaire du Jour J.  Cette exposition réalisée par le Musée Canadien de la guerre en partenariat avec le Centre Juno Beach présente les portraits de 16 femmes canadiennes et européennes durant la Seconde Guerre mondiale. Ces femmes ont connu l’angoisse, la peur, l’inquiétude et le deuil, mais aussi l’espoir. Les expériences ont grandement varié d’une femme à l’autre, selon les circonstances de chacune. Bon nombre ont surmonté des obstacles de taille pour apporter une aide essentielle à l’effort de guerre, obtenant souvent peu de reconnaissance en retour. Les 16 récits présentés dans cette exposition sont un hommage au courage et à la contribution des Canadiennes et des Européennes durant la guerre.

Chaque année, des expositions plus modestes ont été présentées dans le Hall d’accueil du musée. Une exposition de photo de Juno Beach par Oliver Mériel (2004) ; des photographies de la visite de William Lyon Mackenzie King en France en août 1946 (2006) ; les dessins de guerre du soldat Harry « Jim » Bardsley (2007) ; « Partis, Revenus » un hommage à 12 vétérans québécois d’origine normande venus libérer la Normandie en 1944 (2008) ; « Voix de Vétérans » pour commémorer le 65e anniversaire du Jour J et de la Bataille de Normandie à travers 12 portraits de vétérans canadiens (2009) ; une commémoration du 100è Anniversaire de la Marine (2010) ; une commémoration du 70è Anniversaire des WRENS (2012)  ; « Rétrospective sur les 10 ans du Centre Juno Beach » (2013) ; « Voix de vétérans » (2014) ; « Feuilles d’érable et tulipes » (2015) ; « La gendarmerie royale du Canada, une tradition canadienne » (2016) ; « Vimy 1917, Une bataille canadienne en France » (2017) ; « Ensemble ! » (2019) ; « Feuilles d’érable et tulipes » (2020).

 

Le Programme éducatif

En tant que site et lieu d’éducation canadien unique en  France sur le thème de la Seconde Guerre mondiale, le Centre Juno Beach est fier d’avoir développé dès sa création un programme éducatif dynamique et innovant dans le milieu des musées des plages du Débarquement en Normandie.

Jusqu’en 2019, des questionnaires scolaires proposés dès 2004, puis transformés en 2008 par les « Pop Quizz » pour les élèves du primaire (7-11 ans) et du secondaire (11 ans et +), ont permis d’accompagner les élèves à travers le musée. 

Pour les familles avec de jeunes enfants, un « Quizz Famille » a été élaboré dès 2004, s’appuyant sur les deux guides virtuels « Peter & Madeleine », animateurs du parcours jeune public du musée qui ont favorisé une visite intergénérationnelle.

En 2005, a été développée une animation d’histoire vivante intitulée « Mario le soldat du Jour J ». Cette offre a été enrichie en 2007 avec une seconde animation, « Jeanne l’infirmière du Jour J ». En 2011, ces animations, qui ont fait l’objet d’améliorations constantes pour devenir « Un Canadien le Jour J ».

Pour compléter ces animations destinées aux groupes de 7 à 11 ans, le « Meuble à Histoire » a vu le jour en 2009 pour les élèves de plus de 11 ans. En 2011, cette animation, jusqu’alors destinée uniquement aux groupes scolaires, a été adaptée pour le grand public. Animée par les guides, cette présentation pédagogique dynamique a fait vivre le parcours permanent du musée en basse saison.

En 2014, l’animation « Un Canadien le Jour J » a été remplacée par une nouvelle animation destinée au 7-11 ans, « L’Histoire au bout des doigts, directement liée à l’exposition temporaire « Mamie, c’était comment pendant la guerre ? ».

A partir de 2015, les animations pour les scolaires sont passées en format numérique grâce à des appli. Cela a commencé avec une animation pour les élèves du secondaire dans l’exposition « Mamie, c’était comment pendant la guerre ? ». En 2017, deux applis ont été développées dans l’exposition « De Vimy à Juno ».

Riche de toute cette expérience, en 2019, le Centre Juno Beach a remplacé ces animations dans les expositions temporaires par des animations conduite par un(e) guide canadien(ne) avec l’application numérique sur tablettes tactiles « Explore Juno en classe » (en deux versions pour primaires et secondaires). Dans le même temps, grâce à de nouveaux modules interactifs et des écrans tactiles, le parcours « Explore Juno en famille » rend la découverte du musée en famille encore plus simple et accessible.

 

Le Programme pour les éducateurs

Très tôt après la création du Centre Juno Beach, l’Association Centre Juno Beach (ACJB) a souhaité se tourner vers les éducateurs canadiens et leur donner un regain de motivation pour continuer à enseigner l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et effectuer un travail de mémoire dans leurs classes. L’idée d’un voyage sur les champs de bataille en France s’est imposée comme le prolongement naturel de la mission mémorielle et éducative du Centre Juno Beach. L’objectif étant qu’après ce voyage, chaque participant retourne au Canada et à sa salle de classe avec une compréhension et une sensibilité qui permettent d’établir des connections avec le sacrifice des soldats de la Seconde Guerre mondiale et de partager cette expérience avec leurs élèves pour les années à venir.

Pendant plus que 10 ans, près de 250 éducateurs à travers tout le Canada ont pu participer. Avec ce voyage de développement professionnel, le Centre Juno Beach a créé un lien avec les participants et s’est assuré qu’ils retournent dans leurs écoles avec une nouvelle compréhension de l’importance de la commémoration et du travail de mémoire, et qu’ils seront ainsi des éducateurs encore plus efficaces. D’ailleurs, nombre des participants sont retournés en France avec leurs propres groupes scolaires.

Le Centre Juno Beach continue à impliquer des enseignants en France et au Canada grâce à ses programmes éducatifs innovants, ses outils pour les enseignants et ses ressources à leur disposition.

 

PLUS DE 17 ANS D’ACCUEIL ET D’ANIMATIONS 

Depuis les 17 dernières années (2003-2020), le Centre Juno Beach a accueilli plus d’un million de visiteurs, dont près de 300 000 Canadiens. Les visiteurs canadiens représentent en moyenne 28% par an, les visiteurs français 36%, les Britanniques 13% et les Hollandais 7%.

25% des visiteurs ont moins de 18 ans. 15% sont des groupes scolaires.

1 visiteur sur 4 (et même 1 sur 3 en 2019) suivent les visites commentées du Parc Juno.

L’accueil des vétérans a toujours été un moment privilégié pour le personnel du musée. Depuis son ouverture, le Centre a organisé des dizaines de  cérémonies commémoratives, auxquelles ont assisté des centaines de visiteurs et de gens des environs. Des hautes personnalités, politiciens, diplomates et hauts-fonctionnaires canadiens sont également régulièrement venus visiter le musée ou participer à une cérémonie.

Un programme riche en rendez-vous destinés au plus grand nombre anime le Centre Juno Beach tout au long de l’année. Depuis 2003, des conférences et présentations de films ; des concerts et spectacles ; des animations ou ateliers pour enfants sur les thèmes des expositions temporaires, de l’histoire et de la culture canadienne dont Noël, Halloween, Fête du Canada. Des milliers d’enfants en vacances ou originaires de la région de Courseulles ont participé à ces activités.

Aujourd’hui, le Centre Juno Beach est ce que les vétérans ont voulu qu’il soit : un lieu d’éducation qui permet une meilleure compréhension de la contribution du Canada à la Seconde Guerre mondiale. Dans le même temps, tout en montrant le Canada d’aujourd’hui, c’est un lieu où les visiteurs de tous pays peuvent enrichir leurs connaissances sur la culture et les valeurs des Canadiens. A cet égard, le Centre est non seulement le musée Canadien de la Seconde Guerre mondiale en Europe, mais aussi un lieu d’éducation et un héritage laissé par les vétérans qui ont contribué à sa réalisation. Ce site a été reconnu d’importance nationale par le Ministère du Patrimoine canadien.

Mis à jour en juin 2020 par Nathalie Worthington, Directrice du Centre Juno Beach, Normandie, France.