L’Equipe de guides 2018

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BEATRICE

Montréal, Québec

« Il est difficile de s’imDSC03696 (Medium)aginer que la plupart des soldats débarquant en Normandie le Jour J avait mon âge. Ils ont sacrifié leur vie au nom de la justice et de la liberté et nous leur en serons éternellement redevables. Je crois que leur offrir un  peu de notre temps pour se souvenir de ce courage exceptionnel, de ce qu’ils ont accompli afin de nous léguer un avenir meilleur, est le moins que nous puissions faire. Je suis venue ici pour approfondir mes connaissances de l’histoire de ces hommes, et peut-être aussi pour découvrir la mienne, en espérant me situer face à ce pan colossal de l’histoire. En se promenant sur ce qui fut un champ de bataille, nous ne pouvons pas ignorer la chance que représente le simple fait de pouvoir respirer l’air salin sur la désormais paisible plage Juno. C’est un privilège pour moi de prendre part à cette tâche impérative qu’est la transmission de la mémoire et je tiens à rendre justice à mon pays sur ces terres sacrées.  »

 

GABRIEL

Montréal, Québec

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« Travailler au Centre Juno Beach est pour moi une occasion de voir comment la Seconde Guerre mondiale a influencé les sociétés qui l’ont vécue et celles qui y ont participé. Même si le Canada n’a pas subi la destruction des bombes ou l’occupation, c’est quand même tout le paysage social qui y a été modifié. Les usines étaient tournées vers l’effort de guerre (ma grand-mère d’ailleurs travaillait dans une usine de biscuits destinés aux militaires) et certains points stratégiques étaient protégés par des soldats par crainte d’une attaque. Plus d’un million de Canadiens ont porté l’uniforme pendant cette période et le Canada a été influencé par la guerre. Encore aujourd’hui, nombreux sont ceux qui traversent l’Atlantique vers la France, non pas dans le but de combattre, mais afin de contribuer à la mémoire de cette grande partie de l’histoire. Faire partie de ceux-ci est tout un honneur. »

 

THALIA

Vancouver, Colombie-Britannique/ Grandes-Piles, Mauricie, Québec

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« Etant une franco-canadienne de 23 ans qui a immigré au Canada en 2012, travailler au Centre Juno Beach me permet d’étudier la Seconde Guerre mondiale avec une autre perspective et de découvrir l’Histoire de mon nouveau pays d’accueil. Il est difficile d’imaginer l’horreur de la guerre lorsque l’on se promène sur les plages de Normandie, avec la tranquillité qui y règne, et pourtant tout ici peut nous le rappeler. Les bunkers amassés dans les dunes, les stèles qui commémorent les soldats tombés au combat, les trop nombreux cimetières cachés parmi les arbres et les maisons, dernier repos pour des hommes bien trop jeunes. C’est aussi le drapeau canadien, présent un peu partout ici, qui illustre bien que ces hommes ne demeurent pas et ne demeureront jamais, oubliés. »