La Route de la Feuille d’Érable

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Bienvenue sur le Tour Cycliste La Route de la Feuille d’Érable!

Les Canadiens débarquèrent à Juno Beach en Normandie le 6 juin 1944. Le Tour Cycliste – La Route de la Feuille d’Érable suit leur traces. Explorez en vélo la première partie de la Route de la Feuille d’Érable – l’itinéraire historique parcouru par la Première Armée canadienne en 1944-45 — et vivez l’expérience inoubliable et en direct de la contribution du Canada à la libération de la France en 1944.

Partant des plages de Normandie, le Tour continue dans l’arrière-pays normand pour ensuite se diriger vers le Nord jusqu’au port de Dieppe sur la Manche. Il comporte aussi des visites supplémentaires — à savoir les plages de débarquement américaines et anglaises, ainsi que le monument commémoratif la Première Guerre mondiale à la crête de Vimy.

Le Guide Touristique – La Route de la Feuille d’Érable

Le Guide touristique Tour Cycliste — La Route de la Feuille d’Érable contient des renseignements importants et le but est de vous aider à faire de votre randonnée en vélo un événement mémorable. Vous y trouverez des cartes avec différents itinéraires, des aperçus historiques, et des renseignements détaillés au sujet de chaque tour et circuit.

Le Guide touristique Tour Cycliste — La Route de la Feuille d’Érable est un livre de 130 pages en couleurs qui fournit tous les éléments nécessaires pour réussir votre randonnée. Il comprend des cartes Michelin détaillées pour chacun des 15 tours et circuits, un aperçu historique lié à chaque secteur traversé par le Tour. Vous trouverez aussi de nombreuses photos des points importants. Chaque tour ou circuit est résumé quant à sa longueur du trajet, son niveau de difficulté, et ce qui est à voir. Il offre des conseils à propos des défis rencontrés pour chaque itinéraire, des conditions météo, du meilleur moment pour faire la randonnée, la topographie et l’entraînement et la forme physique, les vélos, tout l’équipement, la location, l’accès, l’hébergement, l’alimentation, la sécurité, des renseignements culturels, et beaucoup d’autres choses encore.

Le guide est disponible en vente au Centre Juno Beach en Normandie et sur notre boutique en ligne.

L’Histoire

Le Tour Cycliste – La Route de la Feuille d’Érable offre une visite des grands sites de combats canadiens en Normandie et vise à donner une idée précise des défis rencontrés par Canadiens alors qu’ils se rendaient des plages de débarquement à l’intérieur des terres durant l’été 1944. Il tente de faire le lien entre la géographie des lieux traversés et les mouvements sur les champs de bataille canadiens afin de fournir une vision plus claire des développements historiques pendant ces quelques mois.


APERÇU HISTORIQUE

L’ARMADA DU JOUR J
Le 5 juin 1944, plus de 7000 vaisseaux alliés mouillaient dans les ports le long des côtes anglaises en attendant l’ordre de partir. C’était la plus grande flotte jamais rassemblée dans l’Histoire. Plus tôt dans la matinée, de très mauvaises conditions météorologiques avaient obligé à retarder le départ. Mais les spécialistes avaient prévu une accalmie propice à l’opération pour le 6 juin.

CINQ PLAGES DE DÉBARQUEMENT
Cinq plages dans le secteur du débarquement furent désignées et affectées aux forces américaines, canadiennes et britanniques. Les débarquements auraient lieu sur un front large de cinq divisions – en gros une division de l’armée pour chaque plage. On se sert encore aujourd’hui des noms de code donnés à ces plages.

SWORD BEACH, à l’extrême Est des cinq plages, s’étend de Ouistreham à Luc-sur-Mer. Elle avait été attribuée aux forces britanniques. Sur le flanc est de Sword Beach, la 6e division aéroportée britannique (qui comprenait le 1er bataillon canadien de parachutistes) devait s’emparer des ponts sur l’Orne et du canal de Caen pour protéger le flanc est.

JUNO BEACH s’étend de Saint Aubin-sur-Mer à Grey-sur-Mer et Vaux. Cette plage a été attribuée au Canada le jour J. Cette zone était particulièrement bien fortifiée.

GOLD BEACH, attribuée à la Grande-Bretagne, comprend les villes de La Rivière, Le Hamel et Arromanches. Cette dernière bourgade abrita l’immense port artificiel créé après le jour J et qui servit à ravitailler les Alliés pendant toute la Bataille de Normandie et après.

OMAHA BEACH, à l’Ouest, fut attribuée aux forces américaines. Dominée par de gigantesques falaises, on estime qu’il s’agissait de la plage présentant le plus de difficulté, car les Allemands occupaient des positions naturelles de défenses très importantes.

UTAH BEACH, la plage de débarquement située le plus à l’Ouest, avait également été assignée aux forces américaines. Comme dans le cas de Sword Beach, les forces aéroportées avaient été déployées le 5 juin pour protéger le flanc ouest de la force d’invasion, et couper les ponts sur la Douve et la Vire.

JOUR J À JUNO BEACH
Le 6 juin
1944, la 3e division d’infanterie canadienne et la 2e brigade blindée avaient pour mission d’établir une tête de pont à Juno Beach. Il s’agissait d’une bande de huit kilomètres de long entre les plages de débarquement Sword et Gold. Le débarquement avait été précédé d’un barrage puissant depuis les destroyers au large et les régiments d’artillerie à bord des péniches de débarquement.

À l’extrême ouest de Juno Beach, les premières vagues de soldats de la 7e brigade d’infanterie débarquèrent un petit peu avant 8 h du matin près de Courseulles-sur-Mer. Plus à l’Est, dans le secteur de la 8e brigade, le North Shore Regiment débarqua sur la plage de Saint-Aubin à 8 h 10, et le Queen’s Own Rifles à Bernières à 8 h 12.

CHRONOLOGIE DU 6 JUIN 1944 À JUNO BEACH

7 h 45 – Péniche de débarquement atteint la plage ; les premiers débarquements commencent.

8 h — 8 h 20 – la première tête de pont canadienne est établie à Courseulles, mais les premières vagues de Canadiens débarquent dans une zone meurtrière. Le Royal Winnipeg Rifles subit des bombardements particulièrement violents. De très nombreux membres du RWR sont tués dans l’eau devant une position fortifiée allemande indestructible. Le Regina Rifles débarque à l’est de l’embouchure de la Seulles sous des rafales de mitrailleuses. Le Queen’s Own Rifles débarque à Bernières. Des positions de mitrailleuses et de canons allemands cachées ravagent la plage. Le QOR traverse les 300 mètres qui séparent le rivage de la digue sous le feu de l’ennemi. Seuls quelques hommes de la 1re compagnie en réchappent. Les renforts provenant du Régiment de la Chaudière viennent à bout des défenses allemandes en fin de compte. À Saint-Aubin, le North Shore Regiment débarque sous des tirs nourris et se retrouve cloué au pied de la digue avec de nombreux morts et blessés. Les chars d’assaut du Fort Garry Horse suivis par Le Régiment de la Chaudière parviennent finalement à prendre le contrôle de cette bande de plage.

10 h – les soldats canadiens sont partout sur la plage et se dirigent vers l’intérieur des terres. Les soldats de réserve commencent à atteindre la plage à 
12 h – toutes les unités de la 3e division canadienne sont sur le rivage à Juno Beach.

À minuit le 6 juin, il était manifeste que les Canadiens et autres alliés avaient réussi leur mission de débarquement. Une tête de pont avait été installée sur la côte française, mais au prix de pertes importantes.

LA TÊTE DE PONT
Le lendemain 
(le 7 juin), la 9e brigade d’infanterie se déplaçait vers l’aérodrome du Carpiquet à quelques kilomètres de Caen. Le North Nova Scotia Highlanders et le Sherbrooke Fusiliers se heurtèrent à une contre-offensive allemande vigoureuse conduite par la 12e division SS Panzer (Hitlerjugend) près de la très ancienne Abbaye d’Ardenne.

D’intenses combats eurent également lieu du 7 au 11 juin dans le secteur entourant les villages de Putot-en-Bessin, Norrey, Bretteville-l’Orgueilleuse, et Mesnil-Patry. Le Royal Winnipeg Rifles, le Regina Rifles, le Canadian Scottish, et le Queen’s Own Rifles participèrent à ces combats ainsi que des éléments de quelques autres régiments canadiens. Cependant, le front anglo-canadien ne bouge guère au cours des deux dernières semaines du mois de juin. Il n’en reste pas moins que vers la mi-juin plus de 330 000 hommes, 45 000 véhicules alliés avaient débarqué sur les plages de Normandie et dans les ports artificiels construits sur les plages de St Laurent (Omaha) et d’Arromanches (Gold). Des terrains d’aviation derrière les plages avaient été aménagés en toute hâte permettant ainsi une domination bien plus importante des réseaux routiers vitaux pour les renforts allemands.

LA CAPTURE DE CAEN
L’offensive commença le 8 juillet, après presque un mois sans beaucoup de mouvement, débouchant sur Caen de trois côtés. Au nord de Carpiquet, les villages de Buron et Authie (près de l’Abbaye d’Ardenne) furent pris d’assaut par le Highland Light Infantry et le North Novas, et libérés à la suite d’affrontements violents. Le Canadian Scottish Regiment entra en force à Cussy, subissant d’énormes pertes. Les Stormont, Dundas et Glengarry Highlanders s’emparèrent de Gruchy. Le Regina Rifles attaqua et captura l’Abbaye d`Ardenne le lendemain matin, le joyau des défenses allemandes à l’ouest de Caen. À l’Est, les Canadiens et les Britanniques étaient désormais en position pour avancer sur la ville elle-même. En voyant les écrits sur le mur, le 8 juillet au soir, le Général Rommel ordonna le retrait de tous les chars allemands et de l’artillerie jusqu’à une ligne au sud de Caen de l’autre côté de l’Orne. Les Canadiens entrèrent dans la ville de Caen le 9 juillet, premières troupes alliées à entrer dans la ville, et rencontrèrent des poches de résistance allemande dans une ville ravagée par les bombardements alliés et continuant à être bombardée sporadiquement par l’artillerie allemande depuis la rive opposée de l’Orne.

LA POUSSÉE SUR FALAISE
Après la capture de Caen, les Canadiens traversèrent l’Orne le 18 juin pour tenter de prendre les hauteurs situées entre Caen et Falaise. La poussée canadienne en direction de Falaise devait se dérouler en plusieurs étapes après s’être assuré le contrôle de la rive droite de l’Orne. Les divisions Panzer allemandes retranchées dans les positions stratégiques sur la crête de Verrières étaient le principal obstacle.

OPÉRATION SPRING
La première de ces opérations – l’Opération Spring – commença par la bataille de la crête de Verrières le 25 juillet, dont le résultat fut désastreux. Ce jour-là, il y eut 362 hommes tués, et plus de 840 blessés. Le Canadian Black Watch Regiment comptait 304 victimes parmi ses soldats et officiers, dont 118 tués. Le Royal Hamilton Light Infantry parvint à capturer le village de Verrières un peu plus tard et à tenir la position pendant trois jours durant.

OPÉRATION TOTALIZE
Le Lieutenant général Guy Simonds organisa une seconde poussée (Opération Totalize) en direction de Falaise. Canadiens et Britanniques profitèrent aussi du fait qu’un grand nombre d’unités Panzer avaient été retirées de la région au nord de Falaise, pour participer à la poussée désespérée d’Hitler à l’ouest visant à forcer la 3e Armée américaine du général Patton, qui avançait très rapidement, à se rabattre. L’Opération Totalize gagna du terrain, mais ne réussit pas à briser la défense allemande, et s’arrêta avant d’atteindre Falaise.

OPÉRATION TRACTABLE
La pression s’intensifiait du côté des Canadiens. On attendait d’eux qu’ils s’emparent de Falaise au plus vite en prenant les troupes allemandes qui battaient en retraite en tenailles, et aussi de faire la jonction avec l’Armée américaine du Général Patton au Sud. Le15 août, le Lieutenant général Simonds reçut l’ordre de capturer Falaise le plus rapidement possible, et aussi de se déplacer au Sud-est pour empêcher la 7e armée allemande et la 5e division Panzer d’échapper aux forces Américaines et Britanniques. La 2e division canadienne fit son entrée dans Falaise le 16 août.

LA POCHE DE FALAISE
On demanda aux 3e et 4e divisions canadiennes opérant au nord-est de Falaise de fermer ce qu’on nomma par la suite la « Poche de Falaise » à Trun et Chambois. La 1re division blindée polonaise arriva tout près de Trun, et remonta vers l’Est dans les hauteurs pour constituer une position de blocage. Les Canadiens arrivèrent à Trun le 18 août et reçurent l’ordre de poursuivre jusqu’à Chambois, jusqu’au cœur même de la retraite désespérée des forces allemandes. Des éléments du South Alberta Regiment (SAR), L’Argyll and Sutherland Highlanders of Canada et le Lincoln and Welland Regiment furent stoppés par une pluie d’obus tirés par les Allemands, et formèrent une position de blocage à Saint-Lambert-sur-Dives, combattant les soldats allemands qui essayaient d’échapper à l’encerclement. Dans la soirée du 19 août, des éléments de la 1re division blindée polonaise entrèrent en contact avec les forces américaines près de Chambois. Les Alliés avaient effectué la jonction, mais la poche de Falaise n’avait pas été fermée. Il fallut encore deux jours de combat acharné. Les deux principales positions de blocage des Alliés au cœur de la Poche étaient trop isolées, des îlots sans renfort : 200 Canadiens à Saint-Lambert-sur-Dives, et des éléments de la 1re division blindée polonaise (surnommé « Maczuga ») (la Massue) sur un éperon du Mont Ormel tout proche. Ils se déchaînèrent sur les Allemands qui battaient en retraite, mais au prix de très nombreuses pertes pour eux.

APRÈS LA FERMETURE DE LA POCHE DE FALAISE
Après la fermeture définitive de la poche de Falaise, les Alliés adoptèrent une stratégie où les armées britannique, canadienne et américaine devaient avancer en parallèle sur un large front, avec les armées britannique et canadienne se dirigeant vers le Nord, la Belgique et la Hollande. Mais c’était un énorme problème que d’approvisionner une telle entreprise. Il fallait donc s’emparer des ports de la Manche au plus vite. Autrement, les Alliés auraient à dépendre d’une zone de débarquement de plus en plus éloignée pour assurer le ravitaillement des troupes. D’énormes quantités de précieux carburant étaient nécessaires pour transporter le ravitaillement de la Normandie jusqu’à des lignes de front de plus en plus lointaines. La 1re Armée canadienne eut pour mission de dégager les ports de la Manche de manière à ouvrir de nouvelles voies d’approvisionnement et de détruire les bases de missiles V1 qui menaçaient Londres et d’autres villes anglaises. Après la fermeture de la poche de Falaise, le général canadien Crerar reçut l’ordre d’avancer rapidement vers la Seine et les ports de la Manche avec la 1re Armée canadienne.

LA POURSUITE DE LA SEINE
La Seine se trouve à 150 km au nord de Falaise. La percée spectaculaire de la 3e armée du général Patton sur le flanc ouest des Alliés permit à des éléments d’avant-garde de la 79e division d’infanterie américaine de franchir la Seine à Mantes (à mi-chemin entre les villes de Rouen et Paris) le 20 août, au moment même où la bataille de la poche de Falaise faisait rage. Un désastre pour l’armée allemande qui battait en retraite après la poche de Falaise, et qui renforça sa volonté de franchir la Seine à tout prix, tant elle craignait de se retrouver encerclée par Patton. La 1re armée canadienne était sur les talons de ce qui restait de la 7e armée allemande après Falaise. La mobilité entrait désormais en ligne de compte, et l’avance des Canadiens progressa par à-coup pendant leur poursuite des forces allemandes battant en retraite en direction de la ville de Rouen sur la Seine.

LA FORÊT DE LA LONDE
La 2e division canadienne devait franchir la Seine en passant par la Forêt de La Londe et entrer dans Rouen à l’Ouest. On pensait rencontrer très peu d’ennemis en chemin. En fait, l’essentiel de la défense allemande de Rouen était concentré dans la Forêt de la Londe au-dessus de Rouen. Il y avait des chars d’assaut, de l’artillerie, et une division d’infanterie qui était fraîchement descendue du Nord pour rejoindre le front. Le Cameron Highlanders et le South Saskatchewan Regiment rencontrèrent une poche de résistance féroce quand ils entrèrent dans la forêt. Une pluie d’obus tirée par les Allemands dans les bois au-dessus s’abattit sur les Canadiens qui avançaient, notamment l’Essex Scottish et le Royal Hamilton Light Infantry. En trois jours de combat acharné, la situation n’avait pas vraiment bougé, et il y avait plus de 600 victimes. Ce n’est qu’après avoir la certitude que les Allemands avaient renoncé à franchir la Seine et au-delà que l’arrière-garde allemande dans la forêt se retira.

AU-DELÀ DE ROUEN
Le besoin de capturer les principaux ports au nord-ouest de l’Europe était devenu critique. La route d’approvisionnement depuis les plages de Normandie était de plus en plus longue. Les Allemands en avaient conscience et défendaient les ports les plus importants sur la Manche – Le Havre, Boulogne, Anvers, et Rotterdam – avec une incroyable ténacité. Pendant tout le mois de septembre 1944, les Canadiens mirent toute leur énergie à dégager ces ports. Après Rouen, la 3e division canadienne avait eu pour mission de libérer Boulogne, le 1er corps britannique (sous le commandement de la 1re Armée canadienne) devait prendre Le Havre, et l’objectif de la 2e division canadienne était la libération de Dieppe (l’endroit même où la 2e division avait souffert de terribles pertes au cours du raid de 1942). Le tour emprunte le chemin suivi par la 2e division jusqu’à Dieppe.

LES CANADIENS LIBÈRENT DIEPPE LE 1ER SEPTEMBRE 1944
Des éléments de reconnaissance de la 2e division canadienne firent leur entrée sur la place principale Dieppe le 1er septembre 1944. Ils ne rencontrèrent aucune résistance, car les Allemands avaient déserté la ville le jour précédent. La 245e division allemande avait tout simplement plié bagage. Savaient-ils que c’était la 2e division canadienne qui avançait sur eux, et que des centaines de soldats de cette division avaient été tués à Dieppe pendant le raid de 1942 ? Il ne restait plus un seul soldat allemand à Dieppe quand les deux estafettes à moto du 8e régiment canadien de reconnaissance entrèrent dans la ville de Dieppe. Mais avant de partir, les forces allemandes avaient pris soin de détruire une grande partie du port. L’énorme bombardement naval des Alliés qui était planifié pour avant l’arrivée du gros des troupes de la 2e division avait été annulé à temps, grâce aux rapports faits par les éléments de reconnaissance. Les habitants de Dieppe sortirent en masse de leurs caves et abris pour accueillir les Canadiens.

Accéder à la Route

La plus grande agglomération à proximité du point de départ du Tour Cycliste – la Route de la Feuille d’Érable est la ville de Caen, qui est située à 234 km à l’ouest de Paris. Le Centre Juno Beach, qui se trouve sur la plage Juno près de Caen, est le point de départ officiel du Tour Cycliste.

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La plupart des vols provenant du Canada et à destination de la France arrivent à l’aéroport Charles de Gaulle, situé à 25 km au nord de Paris. Certains vols charter venant du Canada et de nombreux vols en provenance d’Europe atterrissent à l’aéroport d’Orly, situé à 15 km de Paris. Au départ de Paris, il y a des trains directs pour Caen (point de correspondance) qui offrent des compartiments à vélo (voir ci-dessus). Pour ceux qui disposent de moins de temps ou qui en raison du prix des billets d’avion voudraient limiter leur randonnée à la visite des plages du jour J, et aux Tours « Normandie intérieur des terres », un vol jusqu’à Londres Heathrow, rejoindre Portsmouth et finir par la traversée en traversier de Portsmouth à Ouistreham (suivi d’un trajet en autocar de 45 min) est une bonne solution. On peut louer des vélos et les rendre à Caen avant de repartir à Heathrow.

Avant de faire vos réservations d’avions, renseignez-vous sur la politique des différentes compagnies en matière de transport de vélo. La plupart des compagnies acceptent de transporter un vélo emballé en le comptant comme bagage en soute. Certaines compagnies acceptent les vélos qui ne sont pas emballés.

Le Point de Départ: Le Centre Juno Beach

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Le Tour Cycliste – la Route de la Feuille d’Érable démarre au Centre Juno Beach. Le Centre Juno Beach raconte l’histoire des Canadiens au jour J, ainsi que le rôle joué par le Canada pendant toute la Seconde Guerre mondiale. Il offre aussi aux visiteurs des connaissances historiques sur la société canadienne d’avant-guerre. Le Centre est devenu une référence pour les Canadiens qui visitent la Normandie. Le site Web du Centre Juno Beach donne des renseignements détaillés sur ce Centre.

Vous trouverez le « Passeport » de la Route de la Feuille d’Érable à la boutique du Centre.

Tours et Circuits

Le Tour Cycliste – La Route de la Feuille d’Érable commence à Juno Beach en Normandie. À l’exception des visites supplémentaires des plages de débarquement américaines et anglaises, et le Tour Dieppe — Crête de Vimy, la Route de la Feuille d’Érable suit la progression géographique des Canadiens pendant la campagne de Normandie en 1944 de Juno Beach jusqu’à Dieppe. Les parcours en question sont divisés en 15 Tours et Circuits. Chaque Tour ou Circuit ne correspond pas forcément à un itinéraire d’une journée. Certains cyclistes voudront sans doute faire plus d’un Tour ou Circuit en une journée, d’autres moins, tout dépend des centres d’intérêt et contraintes de chacun.

Certains cyclistes préfèreront se concentrer sur la première étape du Tour Cycliste – La Route de la Feuille d’Érable : les plages du débarquement du jour J et la campagne dans les environs immédiats de la côte normande. Les Tours Plages du jour J font 229 km environ, et peuvent être réalisés en 4 à 5 jours pour des cyclistes en assez bonne condition physique. Cela permet en outre de disposer d’assez de temps pour visiter les principaux sites. La côte normande ne présente pas de réelle difficulté pour les cyclistes.

Les cyclistes qui disposent de plus de temps pourront visiter les plages du jour J pour suivre ensuite l’itinéraire de l’Armée canadienne à l’intérieur des terres en 1944 et emprunter l’étape Normandie : intérieur des terres qui comprend les champs de bataille au-delà de Caen et de Falaise. L’étape Normandie : intérieur des terres prend fin à la poche de Falaise, l’endroit où se trouve le goulet d’étranglement dans lequel la 7e Armée allemande s’est engouffrée et qui signa la victoire alliée dans la campagne de Normandie. Il faut compter de 7 à 8 jours pour Plages du jour J, et Normandie : intérieur des terres (ajouter 174 km pour l’étape Normandie : intérieur des terres).

Le Tour — La Route de la Feuille d’Érable tout entier : Ceux qui disposent de 11 à 14 jours et d’une bonne condition physique pourront envisager de cumuler Plages du jour J, Normandie : intérieur des terres pour ensuite prendre au Nord et suivre les traces de l’Armée canadienne jusqu’à Rouen et Dieppe (207 km). À Dieppe, la visite optionnelle Crête de Vimy quitte le parcours de l’Armée canadienne au nord de Dieppe et pénètre dans la zone des champs de bataille où les Canadiens combattirent pendant la Première Guerre mondiale. Elle se termine devant l’imposant monument commémoratif de Vimy (à 186 km de Dieppe). Réaliser le parcours complet, y compris la Crête de Vimy, demande un effort soutenu – il fait 706 km.

Le Passeport

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Un passeport souvenir « La Route de la Feuille d’Érable » sera bientôt à la vente dans la boutique du Centre Juno Beach. Les passeports peuvent être estampillés à Juno Beach, au Mémorial polonais de la poche de Falaise, au Mémorial du raid de Dieppe à Dieppe, et au Mémorial de Vimy. Vous trouverez ci-dessous à quoi vont ressembler les tampons souvenirs qui seront apposés sur votre passeport « La Route de la Feuille d’Érable ».

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Entraînement & Équipement

Il n’est pas nécessaire d’être un cycliste chevronné pour faire cette randonnée à vélo, mais un certain niveau d’entraînement et une bonne connaissance du vélo sont indispensables. Un programme d’entraînement à commencer trois mois avant le voyage est essentiel, en augmentant régulièrement la distance parcourue en vélo ainsi que le poids transporté. C’est peut-être la première fois que vous faites ce genre de randonnée ou non, mais quelles que soient votre condition physique et vos capacités, cela revient au même, il sera nécessaire de vous entrainer régulièrement — on ne peut pas y échapper ! Plus vous passerez de temps à vous entrainer avec l’équipement complet, plus vous serez apte à évaluer votre niveau d’endurance en vélo sur de plus longues distances et à trouver votre équilibre sur un vélo chargé à bloc. Pratiquer le vélo avec des sacoches pleines est le meilleur moyen pour vous d’évaluer vos progrès.

Pour ceux qui comptent parcourir les 706 km de La Route de la Feuille d’Érable, il serait prudent de vous assurer que vous êtes en excellente forme physique avant de vous lancer dans cette aventure. La fatigue a tendance à s’accumuler – plus vous passerez de temps sur les routes, plus vous serez exténué si vous n’avez pas investi assez de temps dans la préparation physique.

Quel est le meilleur vélo ?
Certains vélos sont conçus spécialement pour le tourisme, mais ce n’est pas la seule possibilité pour cette randonnée. Un vélo tout-terrain est un bon compromis. Par contre, un vélo de course ne conviendra pas vraiment. Si vous faites partie d’un groupe qui voyage avec un véhicule transportant les bagages, vous pouvez envisager d’utiliser un vélo de course.

Si vous avez des sacoches, le vélo choisi devra posséder : un cadre solide, des pneus assez larges, la capacité à transporter un équipement complet, et des rapports bas.

Location ou pas location ?
Il est recommandé d’apporter son propre vélo pour cette randonnée. C’est le vélo que vous connaissez, celui sur lequel vous vous êtes entrainé. Cependant, on peut trouver des vélos et du matériel de location à Caen et à Paris, y compris des vélos électriques. Même si vous louez un vélo, il est préférable d’apporter ses propres sacoches.

 Au sujet de l’Auteur

ian-1aIan McLean, est canadien et il a abondamment parcouru l’Europe à vélo. Ayant un intérêt particulier pour l’engagement du Canada dans la libération de la France en 1944, il a développé, cartographié, et parcouru en vélo la route du Tour Cycliste – La Feuille d’Érable afin d’écrire ce guide. Le produit de la vente de ce guide touristique est reversé à l’Association du Centre Juno Beach.