Le Canada durant la seconde guerre mondiale

Formations et armement

Dans les airs

« Les yeux de notre peuple se tournent avec un vif intérêt et une grande fierté vers les forces canadiennes de l’air » affirme en 1939 le premier ministre du Canada, l’honorable W.L. Mackenzie King. Personne ne pouvait imaginer alors les formes que prendrait la contribution canadienne et les défis que l’Aviation royale du Canada (ARC) aurait à relever durant six années de conflit mondial.

La crainte d’attaques navales ou aériennes par les Japonais à l’ouest et par les Allemands à l’est amène le gouvernement canadien à attacher la plus haute importance à la défense du territoire national. Le Canada accepte aussi la responsabilité de former des aviateurs en provenance de tous les pays du Commonwealth; le Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique prend une telle ampleur qu’il vaudra au Canada l’épithète de « aérodrome de la démocratie ».

Si le gouvernement canadien espère en 1939 limiter l’envoi de forces aériennes outre-mer, la chute de la France immédiatement suivie de la Bataille de l’Angleterre l’oblige, l’année suivante, à réviser ses priorités. Des escadrons de chasseurs et de bombardiers de l’ARC sont alors appelés outre-mer pour jouer un rôle significatif aux côtés de la Royal Air Force dans la défense de l’Empire britannique puis dans l’offensive contre l’agresseur nazi.

Dans l’accomplissement de sa mission, l’ARC bénéficie de l’apport des femmes qui se joignent nombreuses à son Service féminin. Les forces aériennes alliées doivent aussi recourir aux services de travailleurs civils : ensemble, militaires et civils collaborent étroitement à la remarquable entreprise de transport outre-mer des avions nouvellement construits aux États-Unis et au Canada.

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