Le Canada durant la seconde guerre mondiale

Personnes

Franklin Roosevelt

Franklin Delano Roosevelt, né Hyde Park (New York) le 30 janvier 1882, décédé à Warm Springs (Géorgie) le 12 avril 1945. Avocat, 32e président des États-Unis d’Amérique.

President Franklin D. Roosevelt (sitting, left), Governor General of Canada Lord Athlone (sitting, right), Prime Minister W.L. Mackenzie King (standing, left) and British Prime Minister Winston Churchill (standing, right) at the Quebec Conference in August 1943

President Franklin D. Roosevelt (sitting, left), Governor General of Canada Lord Athlone (sitting, right), Prime Minister W.L. Mackenzie King (standing, left) and British Prime Minister Winston Churchill (standing, right) at the Quebec Conference in August 1943
National Film Board / National Archives of Canada, C-029466

Fils d’une famille aisée, Franklin Roosevelt est élevé à Hyde Park, dans l’état de New York. Il étudie le droit à Harvard de 1900 à 1904, puis à l’école de droit de l’université Columbia à New York. Il quitte cette dernière en 1907, après avoir été accepté au Barreau de l’état de New York.

Roosevelt fait son entrée en politique en 1910, alors qu’il est élu au sénat de l’état de New York, comme démocrate. De 1913 à 1920, le jeune avocat remplit les fonctions de secrétaire adjoint à la Marine. En 1920, il se présente comme candidat démocrate à la vice-présidence avec le gouverneur de l’Ohio, James M. Cox, pour la présidence, mais ils sont défaits par les républicains Warren Harding et Calvin Coolidge.

En août 1921, Roosevelt apprend qu’il est atteint de poliomyélite; c’est grâce à la natation, à l’effet thérapeutique des eaux de Warm Springs, en Géorgie, et à sa persévérance qu’il échappe de justesse à la paralysie. Pendant de nombreuses années, il devra passer plusieurs mois par année à la station thermale de Warm Springs. Il y crée une fondation qui la transformera en un centre de traitement de la polio.

De retour à la vie politique active en 1928, Roosevelt est élu gouverneur de l’état de New York. Pendant son deuxième mandat, qui commence en 1930, il s’entoure d’éminents professeurs de l’université Columbia afin de trouver des solutions à la dépression économique dans laquelle la nation s’enlise. Il met en place des programmes d’aide sociale et de relance économique qui font de lui l’un des gouverneurs les plus progressistes du pays.

Candidat démocrate, Roosevelt est élu président des États-Unis en 1932, au pire de la crise économique. Il agit rapidement en mettant en place une série de mesures législatives qui visent à contrer la dépression. Il propose au peuple américain le New Deal, un programme de réformes pour restructurer les finances, l’industrie, l’agriculture et les ressources naturelles, combiné à la création de nouvelles agences gouvernementales qui injectent des sommes importantes dans des projets d’intérêt public. Roosevelt utilise souvent la radio où, sur un ton rassurant, il explique au peuple américain les problèmes de l’heure et les solutions envisagées par son administration. Malgré les dissensions et les controverses inévitables, il est réélu pour un deuxième mandat en 1936.

Devant la flambée de violence qui fait rage en Europe et en Asie, Roosevelt se prononce contre les actes d’agression entre nations. Il ne partage pas les sentiments isolationnistes qui, en 1935, amènent l’adoption par le Congrès américain de la Loi de la neutralité. Malgré les limites imposées par cette loi, le président augmente les dépenses allouées à la défense afin de préparer son pays à l’éventualité d’une guerre. Peu de temps après sa réélection de 1940, il institue la conscription pour assurer aux États-Unis la protection contre une éventuelle agression japonaise. Très tôt, il croit à la nécessité d’appuyer la Grande-Bretagne et le Canada dans leurs efforts pour stopper l’agresseur nazi. C’est dans ce contexte que, quelques semaines après la chute de la France, Roosevelt rencontre le premier ministre canadien, W.L. Mackenzie King. Ils s’entendent alors sur un plan commun de défense du continent nord-américain, administré par le Permanent Joint Board on Defence. Le premier ministre canadien facilite aussi les discussions entre Roosevelt et Churchill lors des négociations au sujet de l’échange de destroyers contre des bases navales, puis du programme de prêt-bail de matériel destiné à aider les Alliés dans leur lutte contre le IIIe Reich.
En décembre 1941, les États-Unis sont plongés dans la guerre contre le Japon et l’Allemagne. Roosevelt multiplie les efforts diplomatiques pour créer et maintenir la coalition entre les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’U.R.S.S. et la Chine. Il participe aux conférences de Casablanca (janvier 1943), de Québec (août 1943 et septembre 1944), de Téhéran (novembre-décembre 1943) et de Yalta (février 1945), au cours desquelles les chefs d’état alliés s’entendent pour maintenir la lutte jusqu’à la reddition inconditionnelle de l’Allemagne et du Japon. C’est à Yalta que les Alliés signent un pacte secret sur la division de l’Allemagne en zones d’occupations divisées entre les grandes puissances de l’Est et de l’Ouest. Au cours de ces rencontres, Roosevelt se montre un ardent défenseur de la création d’un organisme international, les Nations Unies.

Atteint de graves problèmes d’hypertension et de faiblesse cardiaque, Franklin D. Roosevelt ne verra pas la fin de la guerre. Il s’éteint à sa résidence de Warm Springs le 12 avril 1945.

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