Le Canada durant la seconde guerre mondiale

Personnes

Vice-maréchal de l’Air G.M. Croil

George Mitchell Croil, né à Milwaukee (Wisconsin) le 5 juin 1893, décédé à Vancouver (Colombie-Britannique) le 8 avril 1959. Officier de l’Aviation royale du Canada (ARC).

Le vice-maréchal de l'Air G.M. Croil.

Le vice-maréchal de l’Air G.M. Croil.
Service d’imagerie de la Défense nationale, PL 117513.

G. M. Croil porte l’insigne de pilote du Royal Flying Corps pendant la Première Guerre mondiale. Il entraîne de nouveaux pilotes à Salonique et au Moyen-Orient et, pendant quelque temps, il sert lui-même de pilote à T.E. Lawrence (Lawrence d’Arabie) lors de missions dans le désert.

Nommé au Conseil de l’Aéronautique canadien en 1919, Croil contribue au maintien d’une force aérienne canadienne pendant la période de paix. Il participe notamment à l’établissement de bases aériennes à Morley et à High River, en Alberta. Croil fait partie des premiers officiers de l’ARC, fondée en 1924 sous l’autorité de l’Armée canadienne. En 1925, il est envoyé en Angleterre pour servir d’officier de liaison avec la Royal Air Force (RAF); il suit aussi la formation du RAF Staff College. De retour au Canada, il assure pendant cinq ans le commandement de la base d’entraînement militaire de Camp Borden, en Ontario. En 1931, Croil retourne au Royaume-Uni pour parfaire sa formation à l’Imperial Defence College. Il est bientôt nommé officier de l’Air en chef de l’ARC. En 1938, l’ARC obtient du gouvernement canadien un statut qui lui confère son indépendance de l’Armée. Partisan énergique d’une aviation nationale indépendante, Croil est promu vice-maréchal de l’Air et devient le premier chef d’état-major de l’Air.

Réservé, Croil se distingue comme administrateur par sa rigueur et son professionnalisme. Quand, en mai 1940, C.G. Power prend le portefeuille du ministère de la Défense pour l’Air, il lui demande de démissionner, s’avouant rebuté par son esprit « régimentaire » et « puritain » même s’il reconnaît en Croil un officier consciencieux. Professionnel jusqu’au bout, Croil accepte de bonne grâce le poste d’inspecteur général de l’ARC qui lui est offert. Il prend sa retraite en 1944.