
Point de distribution de rations, Normandie, 7 août 1944. |
| Photo par Donald I. Grant.
Ministère de la Défense nationale / Archives nationales
du Canada, PA-132903. |
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« Une armée avance surson estomac. » Cette vérité
est généralement prise pour acquis mais pouvoir fournir nourriture,
munitions et autres biens essentiels à une armée, au moment
où c'est nécessaire et en quantité suffisante, est
une condition essentielle de la réussite de n'importe quelle campagne
militaire. L'approvisionnement des armées canadiennes sur les théâtres
d'opérations pendant la Seconde Guerre mondiale était la responsabilité
conjointe de deux unités, le Corps royal des magasins militaires
de l'Armée canadienne (« Royal Canadian Ordnance Corps
» ou RCOC), en gros le magasinier de l'armée canadienne,
et le Corps royal d'intendance de l'Armée canadienne («
Royal Canadian Army Service Corps »), qui avait la tâche
de transporter et de remettre tout le matériel provenant de l'arrière,
par exemple des entrepôts du RCOC, jusqu'aux troupes sur le front.
C'était un principe reconnu que pour fonctionner efficacement en
temps de guerre ces deux unités devaient être placées
sous commandement militaire, car « le meilleur travail au monde
serait inefficace si les services d'approvisionnement et de transport n'étaient
pas soumis au même contrôle que celui dont dispose un officier
sur ses troupes » (Arnold Warren, Wait for the Wagon: the
Story of the Royal Canadian Army Service Corps, 1961, pp. 3-4).
En outre, plusieurs corps auxiliaires assuraient les services essentiels
de communications, de police, de distribution de la poste et d'approvisionnement
en bois, pour ne mentionner que ceux là.
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