En septembre 1939, le gouvernement canadien
espère minimiser l’envoi
au front de troupes terrestres. La rapidité
et la violence du conflit qui embrase
le monde bouleversent toutes ses prévisions
et ne laissent au Canada aucun choix :
il doit participer de toutes ses forces
à l’effort de guerre allié.
L’Armée canadienne se prépare
alors au combat.
Il faut presque trois ans, de septembre
1939 à août 1942, pour que
les troupes de terre puissent enfin participer
à des opérations d’importance
contre l’ennemi. Trois années
d’attente, trois années de
préparatifs et d’entraînement
pendant lesquelles l’Armée
canadienne organise ses troupes en unités
de combat modernes et augmente ses effectifs
jusqu’à atteindre plus de
400 000 hommes et femmes.
À compter de juillet 1943, l’Armée
canadienne se distingue aux côtés
des troupes alliées dans les campagnes
décisives de la Seconde Guerre
mondiale : la Sicile, l’Italie,
le débarquement de Normandie et,
enfin, l’avancée à
travers l’Europe du Nord-Ouest jusqu’à
la reddition de l’Allemagne. Pour
la première fois de son histoire,
le Canada envoie à la défense
de la démocratie et de la liberté
une armée qui combat sous commandement
et sous pavillon canadiens.