L’Infanterie
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Le bataillon est « la plus petite unité d'infanterie
qui puisse recevoir l'appui tactique concerté de diverses
armes »(manuel d'entraînement du Ministère
britannique de la Guerre, 15 janvier 1944); il est le plus souvent
regroupé avec d'autres unités, comme des régiments
de blindés ou d'autres unités d'infanterie, pour créer
des formations de rang supérieur : brigades, divisions, corps
d'armée, armées et groupes d'armées. Le bataillon
lui-même se subdivise en plusieurs sous-unités : compagnies,
pelotons et sections. Trois sections de dix hommes chacune forment
un peloton, commandé par un lieutenant ou un subalterne (sous-lieutenant)
et trois pelotons composent une compagnie sous les ordres d'un major
ou d'un capitaine. Les bataillons d'infanterie comptaient le plus
souvent quatre compagnies de fantassins, plus une compagnie d'état
major, et une autre de support, formées de pelotons en charge
du transport, des mortiers, des canons antichars et du déminage.
Les pelotons de transport utilisaient des véhicules de transport
tout usage (« Universal carriers ») , appelés
aussi transporteurs pour mitrailleuses Bren. Les pelotons d'éclaireurs,
eux, étaient des spécialistes du déminage et
des explosifs.
Sous les ordres d'un lieutenant-colonel, de tels bataillons comprenaient
36 officiers et 809 hommes d'autres grades, dont plusieurs employés
au service de l'état-major. Les pertes au combat faisaient
que souvent ces unités fonctionnaient avec un nombre d'inférieur
à ces chiffres; les données fournies ici ne doivent
donc pas être considérées comme des chiffres
absolus.
Comme nous l'avons indiqué plus haut, trois bataillons formaient
une brigade, sous les ordres d'un brigadier et trois brigades constituaient
une division, commandée par un major-général
et possédant sa propre artillerie de campagne et ses troupes
divisionnaires : reconnaissance, télécommunications,
génie, unités antichars, unités de mitrailleuses
et de canons antiaériens. Les divisions blindées étaient
organisées de la même façon. Mais en 1944, elles
formaient une brigade blindée composée de trois régiments
blindés et d'un bataillon d'infanterie motorisée,
plus une brigade d'infanterie régulière, ainsi que
les troupes divisionnaires nécessaires. Deux divisions ou
plus constituaient un corps d'armée (lieutenant-général),
et deux corps ou d'avantage formaient une armée (lieutenant-général
ou général). Deux armées ou davantage étaient
rassemblées en un groupe d'armées (général,
ou dans le cas du 21ème Groupe d'armées, à
compter de septembre 1944, par le maréchal de camp (Field
Marshal) B.L. Montgomery.
Ordre
de bataille de la 1ère Armée canadienne en 1945.
L'importance du personnel combattant d'une division pouvait varier
considérablement selon les opérations. En moyenne,
une division à sa pleine capacité comptait entre 14.000
et 18.000 hommes. Beaucoup d'autres unités étaient
nécessaires pour les appuyer et l'on estime qu'à la
veille du Débarquement, chaque division qui aborderait en
Europe continentale aurait besoin de 25.000 hommes supplémentaires
pour en assurer le soutien. Le nombre total constituait ce qu'on
appelait la « tranche divisionnaire », ou couramment,
le rapport « entre les dents et la queue ».
Cet effectif total pour le 21e Groupe d'armées atteignit
quelques 41.000 hommes et 8.000 véhicules. Lorsque la guerre
prit fin en Europe, l'effectif divisionnaire canadien avait dépassé
le nombre de 93.000 hommes, bien plus que pour n'importe quelle
autre nation combattante. |