| Dragueurs de mines | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Les Allemands possédaient depuis la Première Guerre mondiale
des navires et des sous-marins à long rayon d'action, capables
de poser des mines le long des côtes de l'Atlantique autant en Amérique
qu'en Europe. En 1939, devant l'imminence d'une guerre, les Alliés
entrevoient l'éventualité d'immenses champs de mines qui
bloqueraient l'entrée des ports et qui rendraient le transport
maritime périlleux. À ce moment, la Marine royale du Canada
(MRC) ne possède que 4 dragueurs de mines, les NCSM Comox, Fundy,
Gaspé et Nootka. L'urgence de la situation exige une
solution rapide. La MRC aura à son service jusqu'à 54 dragueurs de mines de classe Bangor. Mais finalement, comme la menace des mines allemandes n'atteindra pas les niveaux anticipés, bon nombre de ces vaisseaux prendront plutôt part aux escortes de convois naviguant le long des côtes de l'Atlantique et dans le golfe Saint-Laurent. Le problème des mines se pose de nouveau aux approches de la côte normande en juin 1944 et des dragueurs de mines canadiens, de concert avec la Royal Navy, participeront au déminage des eaux de la Manche.
Les chantiers canadiens construisent aussi une version améliorée
du Bangor, appelée classe Algerine. On en construit 41, principalement
dans les chantiers navals de Port Arthur. Seulement douze d'entre eux
seront mis au service de la MRC. Ces derniers serviront d'escortes et
ne seront pas équipés du mécanisme de déminage.
Les techniques de déminage
Les mines contact sont ancrées au fond de la mer au moyen de câbles,
de façon à demeurer entre deux eaux, juste au-dessous de
la surface. Pour les neutraliser, il faut d'abord couper ce câble
pour que la mine émerge et devienne visible. Les dragueurs de mines
remorquent un filin d'acier rattaché à son extrémité
à un flotteur en forme de torpille. Non loin du flotteur, la loutre,
formée d'un cadre métallique garni d'ailettes inclinées,
retient le filin d'acier sous l'eau. Ce même filin est muni de couteaux.
Lorsque le navire avance, la pression exercée par le mouvement
de la loutre donne au filin une longue courbe et le maintient sous l'eau.
Les câbles des mines qui entrent en contact avec le filin d'acier
glissent le long de celui-ci jusqu'au couteau. Ils sont alors sectionnés
et la mine remonte à la surface, où elle doit être
détruite à coup de canon ou de fusil. C'est la technique
Oropesa.
Les dragueurs de mines possèdent aussi un dispositif électrique pour réduire leur champ magnétique de façon à ne pas provoquer la détonation de mines magnétiques. Divers systèmes sont aussi utilisés pour créer un champ magnétique suffisamment élevé pour faire exploser les mines à bonne distance du navire. Pour déclencher les détonateurs des mines acoustiques, les navires utilisent un mécanisme producteur de bruit fait d'un marteau frappé contre un boîtier.
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| À suivre: Frégates |
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