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Ouvriers travaillant
à la production de canons de 25 livres à
Sorel, 1941.
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| Photo par Nicholas
Morant. Office national du Film of Canada / Archives nationales
du Canada, PA-174507. |
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L'obusier de 25 livres fut l'une des meilleures
pièces d'artillerie utilisées par les armées
britannique et des pays du Commonwealth lors de la Seconde Guerre,
équipant la plupart des régiments de campagne de l'Artillerie
royale canadienne. Beaucoup de ces obusiers et leurs munitions étaient
fabriqués au Canada, à Sorel au Québec. Destiné
à remplacer à la fois le canon de campagne de 18 livres
et l'obusier de 4,5 pouces, qui avaient été des armes
importantes pendant la Grande Guerre, le canon de 25 livres se voulait
une arme qui pourrait combiner le tir à angle élevé
d'un obusier et le tir tendu d'un canon de campagne. Les premiers
furent fabriqués en re-forant des canons de 18 livres, pour
qu'ils puissent recevoir des projectiles plus gros. La plupart de
ces armes furent perdues à Dunkerque et furent remplacer
par de véritables canons de 25 livres. Alors que les canons
de 18 livres utilisaient des obus fixes (la charge explosive et
le projectile proprement dit sont contenus dans la même enveloppe),
le canon de 25 livres recevait séparément la cartouche
et le projectile; on pouvait ainsi varier la charge selon la distance
de la cible. Avec les super-charges qui pouvaient accroître
la portée du canon à 13,400 yards, on dut pourvoir
le canon d'un frein de bouche qui permettait de réduire la
pression sur le fût.
Le projectile le plus couramment utilisé avec le canon de
25 livres était l'obus hautement explosif (« High
Explosive » ou HE), mais on pouvait aussi tirer des bombes
fumigènes, des fusées éclairantes et même
des projectiles spécialement conçus pour répandre
des tracts de propagande. Arme aux multiples usages, le canon de
25 livres pouvait aussi tirer des obus anti-blindage (« Armour
Piercing » ou AP) de 20 livres, et l'affût était
équipé d'un rail circulaire détachable qui
pouvait être posée directement sur le sol, donnant
alors une course de 360 degrés pour le tir antichar. Le rail
pouvait aussi recevoir la hausse nécessaire pour faire du
canon un obusier. À la différence du Sexton automoteur,
le canon de 25 était tracté, avec son affût,
généralement derrière un véhicule appelé
Quadruped Les premiers vrais canons de 25 entrèrent en service
au début de 1940, livrés à l'Artillerie royale
canadienne et servirent jusqu'en 1967, demeurant même comme
arme d'entraînement jusqu'en 1975. George Blackburn, dans
The Guns of Normandy (Toronto: McClelland, 1995) rappelle plusieurs
épisodes où des régiments d'artillerie appuyant
l'infanterie canadienne tirèrent du 25 jusqu'à ce
que les tubes soient chauffés au rouge.
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Membres de la section
« B », 5ème Régiment
d'Artillerie de campagne, tirant du canon de 25 livres
près de Malden au Pays-Bas, 1er février
1945. De gauche à droite : le sergent Jack Brown,
le brigadier Joe Wilson, les artilleurs Lyle Ludwig,
Bill Budd, George Spence, et Bill Stewart.
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| Photo
par Michael M. Dean. Ministère de la Défense
nationale / Archives nationales du Canada, PA-146868. |
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| Canon-obusier
de 25 livres Mark 2 et Mark 3 |
| Caractéristiques |
| Poids avec le
mécanisme de culasse |
454 kg |
| Poids total
en action |
1800 kg |
| Longueur |
2,71 m (avec le frein de
bouche) |
| Calibre |
88 mm |
| Rainurage |
un tour pour 20 calibres |
| Culasse |
à bloc coulissant
vertical |
| Hausse |
-5° à +40° |
| Course |
4° à gauche et
à droite |
| Performance |
| Projectile |
Mark ID S/L |
Mark ID S/L |
Mark ID S/L |
Mark ID S/L |
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| Type |
HE |
HE |
HE |
HE |
AP |
| Poids du projectile |
11,3 kg |
11,3 kg |
11,.3 kg |
11,3 kg |
9 kg |
| Charge |
1 |
2 |
3 |
Super |
Super |
| Vitesse de sortie |
200 m/sec |
300 m/sec |
450 m/sec |
520 m/sec |
610 m/sec |
| Pénétration
à 400 yards (impact à 0°) |
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70 mm |
| Portée
maximum |
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12,250 m |
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