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Rassemblement de
chars d'assaut du Régiment de blindés
de Fort Garry prêts à quitter Bretteville-le-Rabet
en Normandie pour une attaque à midi lors de
l'Opération Tractable, 14 août 1944.
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| Photo par Donald I.
Grant. Ministère de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada, PA-113658. |
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Les opérations militaires de la Seconde Guerre présentent
une fluidité de mouvement qui n'existait pas lors du précédent
conflit mondial. Les blindés de combat (BC) avaient été
conçus à l'origine pour franchir les lignes de barbelés
et échapper aux tirs de mitrailleuses qui avaient privés
l'infanterie de sa mobilité, imposant aux belligérants
de 1914-1918 une guerre de tranchées, statique. Les premiers
chars furent utilisés par l'armée britannique en 1916,
mais leurs limites techniques les empêchèrent d'avoir
un effet réel sur le champ de bataille. Pendant l'Entre-deux-guerres,
la Wehrmacht allemande consacra ses efforts à développer
cette arme et améliora sensiblement la conception et l'utilisation
de ces véhicules.
La doctrine militaire britannique donnaient aux blindés différents
rôles. Le Stuart, un char léger, servaient aux opérations
de reconnaissance. Les chars d'infanterie, comme le Churchill, qui
étaient relativement lents et lourdement blindés,
appuyaient les fantassins, tout comme des blindés plus rapides
et moins lourdement protégés, des « cruisers »
qui comptaient plus sur leur mobilité que sur leur puissance,
et dont le Sherman est un exemple. Les premiers étaient habituellement
regroupés en brigades autonomes de blindés, tandis
que les autres formaient les brigades blindées. Le Sherman,
pour sa part, était conçu selon les principes de la
théorie militaire américaine sur le rôle des
blindés, c'est-à-dire comme un moyen de rupture de
l'infanterie ennemie et de ses lignes de communications. Cette conception,
et les chars qui en étaient issus, se révéla
inadéquate pour les combats char contre char qui se déroulèrent
en Normandie. Un blindage lourd et une puissance de feu considérable
étaient requis pour faire face aux blindés allemands
les plus perfectionnés et les Sherman ne disposaient ni de
l'un ni de l'autre.
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| Lecture Suggérée: |
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Terry Copp and Robert Vogel,
Maple Leaf Route: Falaise (Alma, Ontario: Maple Leaf Route,
1983).
Chris Ellis, Tanks of World
War 2 (London: Octopus, 1981).
Donald E. Graves, South Albertas:
A Canadian Regiment at War (Toronto: Robin Brass, 1998).
R. P. Hunnicutt, Sherman:
A History of the American Medium Tank (Belmont, CA: Taurus,
1978).
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