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Sourire aux lèvres
et jumelles au cou, ce membre
du Corps de détection
aérienne nourrit ses
poules en même temps qu’elle
assure la sécurité
de son pays. Juin 1943.
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| Service
d'imagerie de la Défense
nationale, PL 17189. |
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En 1939, il aurait été facile
pour des avions ennemis de s’approcher
du Canada par les océans Atlantique
ou Pacifique et de pénétrer
au-dessus de son territoire sans être
vus. En effet, le Canada ne possédait
aucun système d’alerte par
radar. Pour parer à cette éventualité,
l’Aviation royale du Canada (ARC)
met sur pied le Corps de détection
aérienne (Aircraft Detection Corps)
en mai 1940. Le principe en est fort simple
et peu coûteux : des civils non rémunérés
sont appelés à surveiller
l’espace aérien et à
informer les postes de l’ARC de toute
activité suspecte.
Le personnel militaire assigné au
Corps de détection aérienne
veille à ce qu’un nombre suffisant
de civils observent le ciel des régions
que des bombardiers ou des avions de reconnaissance
ennemis pourraient traverser. L’ARC
distribue aux civils la documentation nécessaire
pour les aider à reconnaître
les différents modèles d’avions.
Les compagnies de téléphone
participent, pour leur part, en acheminant
les appels sans frais jusqu’aux postes
de l’ARC.
Ainsi, les observateurs du Corps de détection
aérienne font office de système
d’alerte anticipée avant la
mise en place d’un réseau de
stations radar. En fait, le déploiement
d’un réseau efficace de détection
aérienne par radar ne débute
qu’en 1942, pour se poursuivre jusqu’en
1945. Vu la rareté des raids aériens
sur le sol canadien, les membres civils
du Corps de détection aérienne
n’ont guère l’occasion
de briller dans leur modeste rôle.
Mais, leurs rapports permettent à
l’ARC de retrouver rapidement des
avions en difficulté dont on avait
perdu le contact. Grâce à l’information
reçue des civils, les secours sont
dirigés plus efficacement vers les
sites d’accidents.
Le Corps de détection aérienne
se divise en trois régions qui relèvent
du Commandement de la zone aérienne
de l’Ouest, du Commandement de la
zone aérienne de l’Est et,
au centre du pays, du Quartier général
de l’Aviation. Au moment d’être
aboli, à la fin de 1943, le Corps
de détection aérienne compte
quelque 23 000 observateurs bénévoles.
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