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Un bombardier
Heinkel He-111 de la Luftwaffe
abattu pendant la Bataille d’Angleterre.
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nationales du Canada, PA-128127. |
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Les escadrons de la Royal Air Force (RAF)
et de l’Aviation royale du Canada
(ARC) comptent normalement douze avions.
Lorsqu’il passe à l’attaque,
l’escadron se divise en sections de
trois ou quatre appareils.
Au début de la guerre, on entraîne
les pilotes à voler en formations
serrées en forme de V (appelée
« vic ») ou en ligne. Lorsqu’ils
ont repéré leur cible, par
exemple un bombardier ennemi, les chasseurs
tentent de la prendre par surprise en se
dissimulant dans les nuages ou en s’approchant
du côté des rayons aveuglants
du soleil. Autant que possible, les chasseurs
approchent l’avion ennemi par l’arrière,
de manière à ne pas être
vus et à rester hors de la ligne
de tir de ses mitrailleuses. Les pilotes
doivent maintenir la formation en tout temps
: sur le signal du commandant, ils fondent
ensemble sur l’appareil ennemi et
ouvrent le feu à tour de rôle.
Pour attaquer un chasseur, l’approche
d’en haut et d’en arrière
donne les meilleurs résultats puisque
la cible présente alors une plus
grande surface et qu’elle n’est
pas en position pour riposter.
Les premiers combats de la Bataille d’Angleterre
démontrent les dangers du vol en
formation. En plus d’accaparer l’attention
des pilotes qui doivent constamment surveiller
les positions de leurs coéquipiers,
la formation constitue une cible facile
pour l’ennemi. En effet, un avion
ennemi peut facilement s’approcher
par l’arrière d’un vic
et ouvrir le feu avant d’être
vu. Le commandant de la formation se rend
compte de l’attaque en voyant son
coéquipier en flammes et en découvrant
parfois qu’il est lui-même dans
le collimateur de l’assaillant. Pour
contrer ce point faible, on ajoute un quatrième
avion pour surveiller les arrières
du vic, un rôle particulièrement
dangereux puisque ce pilote sera la première
cible visée par l’ennemi.
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Une
équipe de deux Spitfire
du 443e Escadron, en 1945. |
| Service
d'imagerie de la Défense
nationale, PL 43161. |
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On adopte par la suite une formation plus
lâche : les pilotes passent à
l’attaque en équipes de deux.
Le premier des deux dirige l’attaque
et le second, l’ailier, doit garder
l’arrière. Plusieurs escadrons
joignent deux équipes en formation
« à quatre doigts ».
Le chef de section vole à l’avant
et son ailier se tient du côté
du soleil et surveille la région
opposée. La deuxième paire
se tient à l’opposé
du soleil par rapport au chef de section
et surveille la zone dangereuse contre le
soleil. Les avions volent à environ
200 mètres les uns des autres et
à des altitudes différentes
de façon à mieux se couvrir
mutuellement et à pouvoir observer
une zone plus grande. Lorsque attaquées,
les équipes dégagent l’une
sur la gauche et l’autre sur la droite.
La formation « à quatre doigts
» est couramment adoptée par
les aviateurs canadiens lors des opérations
de chasse au-dessus de l’Europe, en
1944 et en 1945.
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