| Major-général Stanislaw Maczek | |||
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Stanislaw Wladyslaw Maczek, né à Lwòw (Pologne) le 31 mars 1892, décédé à Édimbourg (Écosse) le 11 décembre 1994. Officier de l'Armée polonaise. De 1910 à 1914, Stanislaw Maczek étudie les lettres et
la philosophie à l'Université de Lwòw. Officier de
réserve, il est appelé à servir dans l'infanterie
autrichienne au cours de la Première Guerre mondiale. Quand, en
1918, la Pologne déclare son indépendance, Maczek se joint
aux forces armées de son pays. Pendant l'entre-deux-guerres, Maczek suit les cours de l'École
supérieure de guerre de Varsovie et il occupe plusieurs postes
de commandement. En 1938, il est promu colonel et il reçoit le
commandement de la première unité blindée de l'Armée
polonaise, la 10e Brigade de cavalerie motorisée. En septembre 1939, la Pologne cède au double coup asséné
par l'Allemagne à l'ouest et par l'Union soviétique à
l'est. Après avoir opposé une farouche résistance
à l'envahisseur allemand, Maczek et ses hommes passent en Hongrie
et se dispersent pour rejoindre en France le gouvernement en exil du général
Wladyslaw Sikorski. Au printemps 1940, Maczek reforme la 10e Brigade de
cavalerie motorisée et, avant d'avoir pu en compléter l'entraînement,
il lance dans la lutte contre les Allemands qui marchent sur la France.
Après quelques semaines de combats aux côtés des troupes
françaises, Maczek se voit contraint d'ordonner à ses hommes
la retraite et l'abandon de leur équipement. Il leur donne rendez-vous
en Angleterre, pour qu'ils viennent reconstituer une force nationale libre. Grâce à Maczek et à Sikorski, la 1re Division blindée
polonaise est constituée le 25 février 1942 et placée
sous les ordres de Maczek. Le 1er août 1944, la Division passe en
Normandie : elle compte alors 16 000 hommes et près de 400 chars.
Le 5 août, les troupes du major-général Maczek sont
rattachées aux forces du lieutenant-général Guy
Simonds pour renforcer le 2e Corps canadien qui tente de briser
la résistance allemande afin d'effectuer une percée vers
Falaise. Les Polonais se battent aux côtés des Canadiens
lors des opérations Totalize (7 au 10 août) et Tractable
(14-16 août). Le 19 août 1944, la 1re Division blindée
polonaise se trouve à l'avant-garde de la Première Armée
canadienne, qui s'engage dans la formidable poussée qui doit fermer
la brèche de Falaise. Le lendemain, coupés du reste de la
Première Armée canadienne, plusieurs groupes de combattants
polonais affrontent l'Armée allemande lors de violents combats
dans la région de Chambois et sur la colline 262 (« Maczuga »).
Malgré le manque de ravitaillement et des pertes élevées,
les Polonais tiennent bon jusqu'au 21, quand les troupes canadiennes peuvent
enfin les secourir. Après quelques jours de repos, Maczek et ses hommes participent
à l'avance canadienne jusqu'à la Seine, puis, en août
et en septembre, vers la Somme, Anvers et l'Escaut. Le 28 septembre 1944,
la 1re Division blindée polonaise passe sous le commandement du
1er Corps britannique et se déploie dans la région de la
Meuse. Sous les ordres de Maczek, la 1re Division blindée polonaise rallie
le 2e Corps canadien le 8 avril 1945 pour l'avance finale vers la Mer
du Nord, à travers les Pays-Bas et l'Allemagne. Les Polonais poussent
alors jusqu'à Wilhemshaven, la forteresse de la Kriegsmarine. En
ami 1945, Maczek est promu lieutenant-général et il reçoit
le commandement du 1er Corps polonais, stationné en Écosse. La Seconde Guerre mondiale ne connaît pas une fin heureuse pour Maczek et ses combattants polonais. Ils étaient prêts à donner leur vie pour reconquérir la liberté de leur pays, mais, à leurs yeux, celui-ci n'a échappé à l'envahisseur nazi que pour tomber sous la domination soviétique. Après sa démobilisation, Maczek choisit la Grande-Bretagne comme patrie d'adoption et il se fixe à Édimbourg. En 1961, il publie ses mémoires intitulées Od podwody do Czolga (Avec mes blindés). En 1994, le général Maczek meurt à l'âge avancé de 102 ans et sa dépouille est inhumée au cimetière militaire polonais de Breda, aux Pays-Bas.
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