| Maréchal Bernard Montgomery | ||||||||
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Bernard Law Montgomery, né à Londres le 17 novembre 1887, décédé près d'Alton (Hampshire) le 24 mars 1976. Officier de l'Armée britannique.
Bernard Montgomery était le fils d'un évêque anglican.
Il suit les cours de la St. Paul's School et de la Sandhurst Military
Academy puis, en 1908, il s'enrôler dans le Royal Warwickshire Regiment.
Il sert ensuite en Inde pendant quelque temps puis, au début de
la Première Guerre mondiale, il est envoyé en France où
il est grièvement blessé. On le renvoie au front en 1916
et, quand la guerre prend fin, il exerce les fonctions de chef d'état-major
de la 47th London Division. Déjà on le reconnaît comme
un officier qui excelle à l'entraînement des troupes, un
officier qui croit à la nécessité d'une bonne forme
physique pour exercer un bon leadership. Dans les premiers mois de la Deuxième Guerre mondiale, Montgomery
commande le 2e Corps d'armée. Incapable de stopper l'avance allemande,
il se voit contraint de battre en retraite à Dunkerque et de rentrer
en Angleterre, le 1er juin 1940. En août 1942, Winston
Churchill, nomme Montgomery à la tête de la 8e
Armée qui, en Afrique du Nord, vient d'être défaite
par l'Afrika Korps du général Erwin Rommel. Montgomery réussit
à redonner de l'assurance à ses troupes et, en avançant
avec prudence, la 8e Armée repousse les Allemands. L'armée
ennemie est contrainte de se replier en dehors de l'Égypte après
la bataille décisive d'el-Alamein (novembre 1942). C'est la première
victoire des Alliés contre l'Allemagne nazie, une victoire qui
ramène la confiance en Grande-Bretagne et qui confirme la réputation
de « Monty ». Montgomery dirige ensuite la 8e Armée lors de l'invasion de la
Sicile. Sous le commandement suprême du général Dwight
D. Eisenhower, le 15e Groupe d'armées comprend la 8e
Armée britannique et la 7e Armée américaine, cette
dernière étant commandée par le général
George Patton. Au moment de l'invasion de la Sicile, le 10 juillet 1943,
l'ordre de bataille de la 8e Armée inclut la 1re Division d'infanterie
canadienne, sous les ordres du major-général Guy
Simonds. Après la libération de la Sicile, Montgomery
prépare le passage vers le continent italien. Le 3 septembre 1943, il dirige la 8e Armée qui débarque
dans la région de Reggio di Calabria, au sud de l'Italie, pour
ensuite remonter vers le nord. Cette fois, Montgomery compte sous ses
ordres les 5e et 10e Corps britanniques, le 2e Corps polonais et le 1er
Corps canadien, ce dernier étant placé sous le commandement
du lieutenant-général H.D.G.
Crerar. En décembre 1943, Montgomery est rappelé en Angleterre
pour prendre le commandement des forces terrestres qui participeront au
débarquement de Normandie. Il est commandant en chef du 21e Groupe
d'armées pendant la campagne de l'Europe du Nord-Ouest, qui débute
par le débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, pour se poursuivre
jusqu'à la reddition allemande, le 4 mai 1945. Pendant leur participation à la campagne de l'Europe du Nord-Ouest,
le 2e Corps canadien, sous les ordres du lieutenant-général
Guy Simonds et la 1re Armée canadienne, dirigée par le général
Crerar, sont sous le commandement de Montgomery. Les relations entre Montgomery
et les généraux canadiens ont été cordiales
mais parfois tendues. Montgomery voulait utiliser les troupes des dominions
comme si elles étaient des unités britanniques, en les divisant
au besoin, ce qui n'a pas manqué d'entraîner des frictions
avec l'état-major et le gouvernement canadiens qui tenaient à
préserver l'unité et le caractère national de leur
armée. Montgomery n'a pas caché son estime pour Guy Simonds,
en qui il voyait un commandant exceptionnel. En revanche, il a émis
des doutes au sujet du général Crerar, qu'il jugeait comme
un administrateur plutôt qu'un véritable chef d'armée.
À la fin de la guerre, Montgomery est maréchal, un grade
qu'il a obtenu le 1er septembre 1944. En 1946, il est reçu chevalier
de l'Ordre de la Jarretière et on lui décerne le titre de
1er vicomte d'Alamein en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle
à la victoire alliée. Par la suite, il est chef de l'Imperial
General Staff de 1946 à 1948, il préside le Comité
des chefs d'état-major de l'Europe de l'Ouest de 1948 à
1951 et il est commandant adjoint au Commandement suprême allié
de l'Europe de 1951 jusqu'à sa retraite en 1958. Il publie ses
mémoires en 1958, sous le titre de Memoirs.
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