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Christopher Vokes, né à Armagh (Irlande) le 13 avril 1904,
décédé à Oakville (Ontario) le 28 mars 1985.
Officier de l'Armée canadienne.
Le
major-général Chris Vokes adresse la parole aux
hommes du 1er Régiment de campagne canadien à
Riccione (Italie), le 13 novembre 1944. |
| Photo par Bickerdyke.
Ministère de la Défense nationale / Archives nationales
du Canada, PA-142090. |
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Fils d'un militaire britannique, Chris Vokes étudie au Royal Military
College de Kingston, en Ontario, de 1921 à 1925. Dès l'obtention
de son diplôme, il entre dans la Force permanente comme membre du
Corps royal du Génie. En 1926-1927, il suit les cours de l'université
McGill, à Montréal, et il obtient un baccalauréat
en sciences. En 1934-1935, il complète sa formation au Staff College
de Camberley, en Angleterre.
À compter de 1939, Vokes gravit rapidement les échelons
hiérarchiques de l'état-major canadien. À la 1re
Division d'infanterie, il remplit successivement les fonctions d'adjudant
général, de quartier-maître général
adjoint, d'officier d'état-major général, classe
1 et d'officier commandant du Princess Patricia's Canadian Light Infantry.
Vokes se révèle un excellent officier d'opérations
et, le 24 juin 1942, il est nommé commandant de la 2e Brigade d'infanterie
avec promotion au grade de brigadier.
Vokes dirige la 2e Brigade lors du débarquement à Pachino,
le 10 juillet 1943, et pendant l'avance à travers les régions
montagneuses de la Sicile. La 2e Brigade passe ensuite en Italie continentale,
au mois de septembre 1943. Le 1er novembre 1943, Vokes est nommé
commandant de la 1re Division d'infanterie canadienne et promu au grade
de major-général. Il participe aux difficiles combats qui
se soldent par la prise d'Ortona, le 27 décembre 1943. Quelques
mois plus tard, le 23 mai 1944, la 1re Division canadienne avance dans
la vallée de la Liri et enfonce la ligne Adolf Hitler. Sous les
ordres de Vokes, les troupes de la 1re Division poursuivent ensuite leur
avance vers le nord pour percer la ligne Gothique le 3 septembre 1944.
Le 1er décembre 1944, Vokes est muté au commandement de
la 4e Division blindée canadienne. Il conduit ses troupes dans
la bataille de la forêt de Hochwald, en février et mars 1945,
puis dans leur avancée à travers les plaines du nord de
l'Allemagne, jusqu'à la victoire finale. De juin 1945 à
mai 1946, Vokes demeure en Europe en tant qu'officier général
commandant des Troupes canadiennes d'occupation.
De retour au Canada, le général Vokes est nommé
officier général commandant du Commandement central et,
par la suite, du Commandement de l'Ouest de l'Armée canadienne.
Il prend sa retraite de l'Armée en 1959 et, en 1985, il publie
ses mémoires sous le titre de My Story.
« J'ai l'immense satisfaction de savoir
que les troupes que j'ai commandées n'ont jamais perdu de bataille,
malgré qu'il y en eût de très difficiles en Sicile,
en Italie, en Hollande et en Allemagne.
Aussi, je regretterai toujours profondément, très profondément,
qu'il dût y avoir des pertes humaines. Morts et blessés
sont inséparables des batailles. Qu'il soit caporal ou général,
un commandant ne peut esquiver les décisions désagréables
peu importe son grade. S'il s'arrange pour les éviter, c'est
qu'il est inapte au commandement sur le champ de bataille.
Sur une note plus heureuse, je retrouve les souvenirs de la camaraderie,
de la fierté, du courage, de l'habileté au combat des
soldats canadiens et, plus que tout, de notre discipline et de notre
obéissance aux volontés de notre Parlement.
Je pense encore à la présence d'esprit particulière
des soldats canadiens et à leur grande capacité d'improvisation.
Sachez que nos soldats ont toujours été bons envers les
enfants de nos ennemis, bons envers ceux qui étaient dans l'adversité.
Ils étaient, dans l'ensemble, de grands ambassadeurs pour le
Canada. »
- Chris Vokes, My Story, 1985
| Lectures suggérées: |
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Chris Vokes, My Story, 1985
J.L. Granatstein, The Generals, The Canadian Army's Senior
Commanders in the Second World War, 1993.
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