| Colonel J. Layton Ralston | ||||
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James Layton Ralston, né à Amherst (Nouvelle-Écosse) le 27 septembre 1881, décédé à Montréal le 21 mai 1948. Officier de l'Armée canadienne, avocat, politicien.
Après ses études à la Dalhousie Law School, J.L.
Ralston pratique le droit à Amherst, en Nouvelle-Écosse,
à compter de 1903. Il entre dans la vie politique en 1911, quand
il est élu à l'Assemblée de la Nouvelle-Écosse
pour la circonscription de Cumberland. Il est réélu pour
un second mandat en 1916. Pendant la Première Guerre mondiale, Ralston sert comme officier
dans le 85e Bataillon canadien d'infanterie. Réputé pour
sa bravoure et sa compétence, il est promu au grade de lieutenant-colonel
en 1918 et nommé officier commandant du régiment des Nova
Scotia Highlanders. Il poursuit la carrière militaire à
la fin des hostilités et il est élevé au grade de
colonel en 1924. Ralston revient ensuite en politique, mais sur la scène fédérale.
Il est nommé au Conseil privé et, en 1926, le premier ministre
Mackenzie King
lui confie le portefeuille de la Défense nationale. Il perd son
ministère aux élections fédérales de 1930,
quand les Conservateurs de R.B. Bennett sont élus. Par la suite,
Ralston agit comme délégué canadien à la London
Naval Conference, puis il siège à diverses commissions royales. En septembre 1939, Ralston est nommé ministre des Finances. Quelques
mois plus tard, le 5 juillet 1940, un remaniement du cabinet le place
au poste de ministre de la Défense nationale. Il succède
à Norman McLeod Rogers, qui vient de trouver la mort dans un accident
d'avion. En 1944, les combats font rage en Italie et en Normandie et l'Armée
canadienne craint de bientôt manquer d'hommes pour remplacer les
combattants tués ou blessés. En octobre, le colonel Ralston
se rend auprès des unités de combat pour évaluer
lui-même la gravité du problème. Il revient à
Ottawa convaincu de la nécessité de donner à aux
divisions qui le demandent, les 15 000 soldats bien entraînés.
Il ne reste à ses yeux qu'une solution : obliger les conscrits
pour la défense territoriale à servir au front. Pour des
raisons politiques, le gouvernement King ne peut accepter d'instituer
le service outre-mer obligatoire. Ralston se voit donc obligé de
démissionner et il quitte son poste le 2 novembre 1944. On a parfois reproché au colonel Ralston une certaine propension à s'embourber dans les détails administratifs, mais il avait aussi la réputation d'être un bon juge de la valeur de ses officiers supérieurs. En outre, on garde de lui le souvenir d'un homme qui s'est toujours dévoué à la cause des combattants canadiens. |
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| À suivre: Major-général
J.H. Roberts |