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Leonard Warren Murray, né à
Granton (Nouvelle-Écosse) le 22 juin
1896, décédé à
Derbyshire (Angleterre) le 25 novembre 1971.
Officier de la Marine royale du Canada.
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Le
29 juillet 1942, le contre-amiral
L.W. Murray décerne des
décorations aux membres
d'équipage du destroyer
NCSM St. Croix pour avoir coulé
le sous-marin ennemi U-90 le 24
juillet 1942. |
| Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-037456. |
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À l'âge de 15 ans, Murray
s'inscrit au Royal Naval College récemment
fondé à Halifax. Deux ans
plus tard, il entre au service d'un navire
de la Royal Navy en tant qu'enseigne de
vaisseau. C'est le premier des nombreux
vaisseaux britanniques sur lesquels il sera
appelé à servir durant la
Première Guerre mondiale et pendant
les années de l'entre-deux-guerres.
Au début de la Deuxième Guerre
mondiale, Murray accède au poste
de vice chef de l'état-major de la
Marine et il continuera d'occuper des postes
de commandement de haute importance pendant
toute la durée des hostilités.
Élevé au grade de commodore,
il prend le commandement de la Force d'escorte
de Terre-Neuve le 31 mai 1941. Celle-ci
devient en février 1942 la Force
d'escorte du milieu de l'océan.
Lors de la rationalisation du haut-commandement
des opérations sur l'Atlantique,
Murray est élevé au grade
de contre-amiral et, le 30 avril 1943, il
est promu commandant en chef de la nouvelle
zone du nord-ouest de l'Atlantique. De ses
quartiers-généraux de Halifax,
il dirige alors l'ensemble des forces aéronavales
canadiennes et alliées engagées
dans les opérations de convoi dans
cette zone. Il est le seul officier canadien
à commander un théâtre
d'opérations allié pendant
la Deuxième Guerre mondiale.
On a reproché à Murray de
n'avoir pu contenir les excès des
marins canadiens lors des célébrations
de la Victoire à Halifax, ce qui
l'amène à quitter son poste
de commandement prématurément
et dans l'amertume. La Marine royale du
Canada perdait un officier de grand talent,
un homme apprécié de ses pairs
et aimé des hommes qu'il commandait.
L.W. Murray quitte le Canada pour la Grande-Bretagne
en septembre 1945. Il y sera appelé
au barreau en 1949.
À l'exception
de quelques mois en mer à bord
de l'Assiniboine, mon travail pendant
la guerre n'a été qu'un
long effort continu, presque toujours
assis à un bureau, avec une moyenne
de 15 heures par jour quand ce n'était
pas 24. Mon boulot consistait à
obtenir les meilleurs résultats
possibles d'un personnel relativement
sans expérience. Il n'y avait que
peu de chances qu'ils se marchent sur
les pieds. Ils avaient trop à faire
et un boulot avec de plus grandes responsabilités
attendait toujours celui qui se sentait
assez de confiance et d'habileté
pour s'en charger. À l'automne
1941, de jeunes officiers de la réserve
volontaire qui n'avaient jamais navigué
en mer avant la guerre prenaient le commandement
d'une corvette et d'un personnel de 88
hommes - le nombre de touches noires et
blanches sur le clavier d'un piano, chacune
avec une note particulière
- et assumaient
leur rôle en pleine Bataille de
l'Atlantique.
L'expérience
m'a dicté ceci : pour découvrir
de quoi vous êtes capable, il vous
faut seulement l'occasion de tenter votre
chance - et quelqu'un doit avoir assez
de confiance en vous pour vous donner
cette occasion. Dans mes relations avec
ces jeunes capitaines de la RVMRC, j'ai
fait de mon mieux pour leur donner l'opportunité
de se tenir sur leurs deux pieds et ils
l'ont fait. Après avoir goûté
au succès, ils n'ont jamais retourné
en arrière. Quelle bénédiction
ce fut d'avoir de brillants jeunes hommes
prêts à accepter de pareilles
responsabilités.
- Contre-amiral
L.W. Murray
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