| Major-général A.B. Matthews | |||||
|
Albert Bruce Matthews, né à Ottawa le 12 août 1909, décédé en 1991. Officier de l'Armée canadienne et homme d'affaires.
Contrairement à la majorité des hauts gradés de
l'Armée canadienne, Bruce Matthews n'était pas un militaire
de carrière, mais un produit de la Milice. Matthews complète ses études au Upper Canada College de
Toronto avant d'entrer à l'emploi du cabinet de son père,
un courtier en investissements. En 1928, le jeune homme entre dans la
Milice active non permanente et s'engage dans la 30e Batterie de campagne
de la 3e Brigade de l'Artillerie royale canadienne. La vie de la milice
lui plaît et, de 1933 à 1935, il suit les cours d'état-major
de milice. Il est nommé adjudant au 7e Régiment de Toronto
en 1936. Promu au grade de major en 1938, il prend alors le commandement
de la 15e Batterie de campagne. Matthews est parmi les premiers à répondre à l'appel
du gouvernement canadien au moment de la proclamation de l'état
de guerre et, en décembre 1939, il s'embarque pour l'Angleterre
avec la 1re Division d'infanterie canadienne. En mars 1940, il est chargé
du commandement du 1er Régiment d'artillerie moyenne et, en septembre
1941, il reçoit le commandement d'un nouveau régiment, le
5e Régiment d'artillerie moyenne. Il est alors promu lieutenant-colonel.
En septembre 1942, il est affecté au Quartier général
du 1er Corps d'armée canadien à titre d'officier de contrebatterie.
Le 15 janvier 1943, Matthews est promu au grade de brigadier et nommé
commandant de l'Artillerie royale de la 1re Division d'infanterie. L'invasion de la Sicile et la campagne d'Italie fournissent à
Matthews de multiples occasions de démontrer son habileté.
Il prend le temps de reconnaître le terrain afin de préparer
minutieusement ses plans de feu et d'assurer de bonnes positions à
ses pièces d'artillerie. Matthews gagne ainsi la confiance du commandant
de la 1re Division, le major-général Guy
Simonds, et de son successeur, le major-général
Christopher Vokes.
Il fait preuve de courage et de détermination à maintes
reprises, à Agira notamment, en allant en reconnaissance sous le
feu ennemi; il a reçu l'Ordre du service distingué pour
cette action. Lorsque Simonds est nommé officier commandant du
2e Corps canadien, en janvier 1944, il demande immédiatement que
Matthews devienne son commandant d'artillerie. Ce dernier entre en poste
le 14 mars 1944 et devient ainsi le second officier en importance dans
la hiérarchie de l'Artillerie canadienne, un exploit pour un milicien. Le 11 juillet 1944, le 2e Corps canadien devient opérationnel
en Normandie. C'est à Matthews que revient la tâche de régler
les plans de feu de l'Artillerie lors des opérations Atlantic,
Spring, Totalize et Tractable, des manuvres complexes qui ont pour
objectif, en juillet et en août 1944, d'enfoncer les défenses
allemandes dans la région de Caen, de pousser vers Falaise et d'y
couper la retraite à l'ennemi. Le 10 novembre 1944, après
la bataille de l'Escaut, Matthews est promu major-général
et se voit confier le commandement de la 2e Division d'infanterie. Il
commande sa division avec succès pendant la campagne de Rhénanie
et jusqu'à la reddition allemande. Reconnu comme un excellent officier, Matthews aurait pu poursuivre une brillante carrière militaire après la guerre. Il préfère retourner à la vie civile, où il se distingue dans le monde des assurances et des finances.
|
|||||
| À suivre: Général
Andrew G.L. McNaughton |