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L'hiver sur la Meuse,
8 novembre 1944 - 7 février 1945
Après la bataille de l'Escaut, la
Première Armée canadienne
prend position dans ses quartiers d'hiver.
Pendant trois mois, du 8 novembre 1944 au
8 février 1945, les Canadiens ne
participeront à aucune opération
d'envergure. Le repos est bienvenu : la
3e Division d'infanterie et la 2e Brigade
blindée combattent depuis le début
de juin, les autres unités depuis
juillet.
Les cinq mois de combat ont durement affecté
tous les bataillons de la Première
Armée canadienne. Les régiments
ont perdu des hommes en grand nombre. Il
y a eu beaucoup de morts et de nombreux
soldats ont dû quitter le front pour
récupérer après avoir
été blessés. D'autres,
souffrant de traumatismes
psychologiques, se sont effondrés
sous le stress constant causé par
la mort toujours présente, par la
menace continuelle des mortiers, des obus
et des balles. Enfin, des hommes ont été
capturés par l'ennemi pour être
interrogés puis transportés
vers l'un des stalags situés en territoire
allemand.
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Membres
de la section « B » ,
5e Régiment d'artillerie de
campagne, tirant du canon de 25 livres
près de Malden aux Pays-Bas,
1er février 1945. De gauche
à droite : le sergent Jack
Brown, le brigadier Joe Wilson, les
artilleurs Lyle Ludwig, Bill Budd,
George Spence, et Bill Stewart.
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| Photo
par Michael M. Dean. Ministère
de la Défense nationale / Archives
nationales du Canada, PA-146868. |
En Europe du nord-ouest, comme en Italie,
les divisions canadiennes n'atteignent plus
leur plein effectif faute d'hommes entraînés
pour combler le vide laissé par des
pertes très élevées.
La situation atteint l'état de crise
en octobre 1944, ce qui amène le
ministre de la défense, le colonel
J.
Layton Ralston, à visiter les
troupes canadiennes pour mesurer l'ampleur
du problème. Convaincu de la nécessité
de donner à l'armée les renforts
demandés, Ralston tente de convaincre
le gouvernement canadien de rendre le service
outre-mer obligatoire. Craignant une crise
encore plus grave auprès de la population,
le premier ministre Mackenzie
King refuse de revenir sur sa promesse
selon laquelle son gouvernement n'obligerait
jamais les Canadiens à se rendre
au front contre leur gré. Ralston
démissionne et le général
Andy
MacNaughton lui succède comme
ministre de la défense; l'espoir
qu'entretenait McNaughton de convaincre
les conscrits pour la défense territoriale
à accepter le service outre-mer ne
se matérialise pas et le problème
reste entier.
Le
caporal R.N. Dyer, du Queen's
Own Rifle, en position de tir
lors d'une patrouille nocturne
dans la région de Nimègue
aux Pays-Bas, le 2 janvier 1945. |
| Photo
par Barney J. Gloster. Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-138068. |
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En revanche, les militaires canadiens qui
ont survécu à cinq mois de
campagne sont maintenant des soldats aguerris.
Toutefois, l'hiver qu'ils passent sur la
Meuse, près de Nimègue (Pays-Bas),
n'a rien d'une partie de plaisir. Ils doivent
tenir une tête de pont cruciale, car
elle servira de point de départ au
passage du Rhin. Ils doivent aussi tenir
les Allemands en alerte. Ceux-ci se trouvent
à peu de distance, de l'autre côté
de la Meuse. Pendant que les armées
américaines et britanniques attaquent
plus au sud, les Canadiens doivent donner
à l'ennemi l'impression qu'une offensive
est imminente, l'obligeant ainsi à
garder ses troupes dans ce secteur. Habillés
d'uniformes blancs pour se camoufler dans
le paysage enneigé, les Canadiens
patrouillent le secteur de manière
« active et agressive »,
profitant de toutes les occasions possibles
pour s'emparer d'une parcelle de terrain
ou d'un prisonnier.
Un événement inattendu repousse
l'attaque prévue de plusieurs semaines.
En effet, du 16 au 26 décembre 1944,
Hitler tente de chasser les Américains
des Ardennes afin de reprendre Anvers. Ces
derniers freinent l'élan des divisions
ennemies, mais l'offensive sur le Rhin commencera
avec plusieurs semaines de retard.
La bataille de la Rhénanie,
8 février - 11 mars 1945
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Les
fusiliers du Régiment de
la Chaudière avancent sur
une digue lors du nettoyage des
terres inondées de la région
de Clèves en Allemagne,
le 10 février 1945. |
| Photo
par Colin C. McDougall. Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-159561. |
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Pendant l'opération Veritable,
la Première Armée canadienne
doit partir de la région de Nimègue
et avancer vers le sud-est pour s'emparer
de la Rhénanie, une région
relativement étroite qui sépare
la Meuse et le Rhin. La frontière
entre les Pays-Bas et l'Allemagne longe
ce secteur parallèlement à
la Meuse : cette fois, les combats se dérouleront
en sol allemand et l'on s'attend à
une opposition farouche. Trois lignes de
fortes défenses protègent
la région : une première ligne
d'avant-postes, la ligne Siegfried qui traverse
la forêt de Reichswald et les fortifications
de la forêt de Hochwald. Pour ralentir
l'avance alliée, les Allemands ont
rompu des digues et inondé la région.
Avec le dégel de février,
le sol est devenu boueux et mou, rendant
la circulation difficile pour les blindés
et l'artillerie.
La Première Armée canadienne
réunit sous les ordres du général
Crerar
les divisions du 2e Corps canadien ainsi
que neuf divisions britanniques et des unités
belges, hollandaises, polonaises et américaines.
C'est la plus grande force militaire jamais
commandée par un officier canadien.
L'opération commence le 8 février
par des bombardements aériens et
une puissante offensive d'artillerie. Sous
le commandement de la Première Armée
canadienne, le 30e Corps britannique avance
vers la forêt de Reichswald. Sur son
flanc gauche, la 3e Division canadienne,
surnommée les « Rats
d'eau » doit nettoyer la région
inondée qui s'étend au nord
de la route de Nimègue à Calcar.
Pour cette tâche, l'infanterie canadienne
avance à bord de véhicules
amphibies Buffalo; en revanche, elle ne
peut avoir aucun appui d'artillerie ou de
blindés.
« Les
brèches ouvertes dans les digues
que l'ennemi a fait sauter ont provoqué
de grandes inondations pendant la nuit.
Une route construite par le Génie
royal canadien pour la compagnie D a été
emportée et l'eau a encerclé
le QG de la compagnie. Nous avons dû
abandonner quelques avant-postes parce
que l'eau a continué à monter
de 2 à 3 pouces à l'heure
pendant la journée. »
- Highland
Light Infantry of Canada, Journal de campagne,
6 février 1945
Les Allemands ont l'avantage de bons ouvrages
défensifs - fossés antichars,
réseaux de tranchées, emplacements
fortifiés - et semblent posséder
armes et munitions en quantité inépuisable.
Ils défendent maintenant leur patrie
et ils y mettent toute leur énergie.
En outre, il pleut beaucoup et l'humidité
combinée au froid rend les conditions
de combat extrêmement désagréables.
En dépit de cela, l'opération
commence bien. Les avant-postes étant
pris dès le premier jour, la ligne
Siegfried est enfoncée le 10 février.
Le 16 février, la 7e Brigade rencontre
une résistance inattendue près
du bois de Moyland, en direction de Calcar.
Les fantassins se heurtent à des
tirs de mitrailleuses, de mortier et d'obus.
Après quelques jours de combat difficiles
et de durs revers subis par les Royal Winnipeg
Rifles et les Canadian Scottish, la 7e Brigade
monte une attaque systématique afin
de débarrasser la forêt des
derniers combattants allemands. Le 21 février,
la forêt est enfin prise, mais, en
six jours, la division a perdu 485 hommes
tués, blessés ou faits prisonniers.
Pendant ce temps, la 4e Brigade se trouve
engagée dans un terrible combat sur
la route Goch-Calcar. L'avance des chars
et des véhicules de transport Kangaroo
est entravée par la boue dans laquelle
ils s'enlisent et par le tir des canons
de 88 mm embusqués le long de la
route. Le 19 et le 20 février, attaques
et contre-attaques se succèdent avec
violence. Après avoir été
repoussée, la 4e Brigade reprend
du terrain, mais elle a perdu près
de 400 hommes, dont plusieurs ont été
faits prisonniers.
« Chère
mère et cher père.
Je vous écris cette note pour vous
faire savoir que je vais bien et que je
suis prisonnier de guerre en Allemagne.
Ne vous inquiétez pas de mon état
de santé - vous me connaissez,
et je suis toujours le même. Vos
prières m'ont accompagné,
je le sais, et au cours des événements
que j'ai vécus, j'ai été
conscient de celles-ci et de vous. On
m'a capturé tard dans l'après-midi
du 19 février. C'était une
passe difficile et je me suis retrouvé
du mauvais côté de la ligne
quand l'attaque a pris fin et que les
choses se sont tassées. Je peux
recevoir le courrier qui m'est envoyé
à l'adresse qui se trouve à
l'envers de ce feuillet. J'espère
que la guerre prendra fin avant que je
reçoive de vos nouvelles.
Votre fils militaire - Bob »
- Lieutenant-Caporal
Robert Sanderson, prisonnier au Stalag
XI B, à ses parents, 10 mars 1945,
extrait de Letters from a Soldier :
The Wartime Experience of a Canadian Infantryman,
1993
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Des chars Sherman
de la 4e Division blindée
en position de départ
près de Sonsbeck en Allemagne,
le 9 mars 1945.
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| Photo
par Jack H. Smith. Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-113682. |
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Après la lente progression des derniers
jours, le lieutenant-général
Guy
Simonds décide de porter une
attaque concentrée pour s'emparer
de la forêt de Hochwald et de Xanten.
L'opération, appelée Blockbuster,
débute le 25 février. Le 2e
Corps canadien avance de pied ferme, prenant
Keppeln, Üdem puis la crête de
Calcar. La lutte pour prendre la forêt
de Hochwald, âprement disputée
à la Première Armée
allemande de parachutistes, se poursuit
du 27 février au 3 mars. À
l'est de la forêt de Hochswald, le
2e Corps canadien s'empare de Xanten le
10 mars.
Pendant ce temps, la Neuvième Armée
américaine avance du sud vers le
nord en direction de Wesel. Avant de se
trouver pris entre les deux armées
alliées, les Allemands se replient
en ordre vers l'autre rive du Rhin. Le 11
mars, le 21e Groupe d'armées occupe
la rive gauche du Rhin : la bataille de
la Rhénanie est terminée.
« L'objet
de la présente note est de vous
exprimer personnellement mon admiration
pour la façon dont vous avez dirigé
l'attaque de votre armée, à
partir du 8 février, qui s'est
terminée lorsque l'ennemi a évacué
sa dernière tête de point
à Wesel. Il est probable qu'aucune
attaque au cours de cette guerre, n'a
eu lieu dans des conditions de terrain
plus épouvantables. Que nous ayez
pu la mener à bonne fin, cela en
dit long en faveur de votre habileté,
ainsi que de la détermination et
la valeur de vos soldats. »
- Dwight
D. Eisenhower à H.D.G. Crerar,
26 mars 1943
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Des
soldats canadiens passent à
côté de réfugiés
allemands sur les routes à
proximité de Xanten en
Allemagne, le 9 mars 1945. |
| Photo
par Ken Bell. Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-137462. |
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Le passage du Rhin,
23 mars 1945
Le soir du 23 mars 1945, le maréchal
Montgomery déclenche l'opération
Plunder : le passage du Rhin près
de Wesel et de Rees. C'est un assaut classique,
précédé de bombardements
aériens et d'artillerie. Dans des
bateaux d'assaut à fond plat et dans
des véhicules amphibies, quatre divisions
britanniques et américaines ainsi
qu'une brigade de commando franchissent
les 500 mètres qui séparent
les deux rives du large fleuve. La 9e Brigade
d'infanterie canadienne participe à
l'opération; elle franchit le Rhin
au nord de Rees et prend ensuite Millingen.
Les troupes anglo-canadiennes qui ont combattu
sur la rive ouest du Rhin ont terriblement
souffert de l'artillerie allemande. Cette
fois, Montgomery décide de réduire
l'artillerie ennemie au silence au moyen
d'une importante opération aéroportée,
appelée Varsity. Pendant que
l'infanterie traverse le fleuve, 1 589 avions
s'avancent en vagues successives. En plein
jour, malgré une riposte intense,
les bataillons de parachutistes descendent
derrière les lignes allemandes et,
de leurs points de chute, se mettent immédiatement
en action. Quelque 1 337 planeurs atterrissent
dans la zone de chute avec les véhicules
et l'équipement nécessaire
aux parachutistes. Le 1er
Bataillon canadien de parachutistes
participe à l'opération dans
une région boisée qui longe
la route Wesel-Emmerich. Dès son
arrivée, le bataillon canadien doit
faire face à un feu intense de mitrailleuses
et de tirailleurs mais cela ne l'arrête
pas et, en quelques heures, il nettoie ses
objectifs.
Des
amphibies Buffalo traversent la
rivière Ijssel près
de Westervoort aux Pays-Bas, pendant
que le chargement des véhicules
blindés se poursuit, le
13 avril 1945. |
| Photo
par Jack H. Smith. Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-132605. |
|
En fin d'après-midi, les troupes
terrestres et aéroportées
effectuent leur jonction et consolident
la tête de pont de la rive est du
Rhin. La bataille est gagnée, les
Alliés ayant réussi à
franchir l'une des dernières défenses
naturelles du Reich. Il y a maintenant de
bonnes raisons de croire à la fin
rapide de la guerre.
Dans les derniers jours de mars, des unités
canadiennes avancent vers le nord pour prendre
Emmerich, sur la rive droite du Rhin, pendant
que le général Crerar
transfère le quartier-général
de la Première Armée canadienne
du même côté du fleuve.
Le 1er avril 1945, le 1er Corps canadien,
commandé par le major-général
Charles
Foulkes, passe sous le commandement
de la Première Armée canadienne.
Il remplace le 1er Corps britannique du
major-général Crocker, qui
était sous les ordres du général
Crerar depuis la Normandie, celui-ci passant
sous le commandement de la Deuxième
Armée britannique.
Les
unités de la Première Armée
canadienne dans les dernières semaines
de la guerre
Après le passage du Rhin, la Première
Armée canadienne reçoit la
double tâche de libérer la
Hollande occidentale et d'avancer vers le
nord-est des Pays-Bas et le nord de l'Allemagne,
jusqu'au fleuve Weser.
La libération de
l'ouest des Pays-Bas, 2 - 25 avril 1945

Des
civils hollandais chargent de
nourriture un camion fourni par
les Canadiens, à la suite
d'un accord entre les Allemands,
les Hollandais et les Alliés,
pour permettre la distribution
de nourriture à la population
hollandaise. Près de Wageningen,
Pays-Bas, 3 mai 1945. |
| Photo
par Alexander M. Stirton. Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-134417. |
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À l'ouest, le 1er Corps canadien
doit prendre le contrôle d'Arnhem
afin d'assurer la sécurité
de la route Arnhem-Zutphen, qui sera empruntée
par les convois de ravitaillement des troupes
progressant vers le nord-est. Des chasseurs
Spitfire et Typhoon de la RAF attaquent
les défenses d'Arnhem le 12 avril
et, le soir même, l'artillerie bombarde
la ville. Le 14, Arnhem est complètement
dégagée. Apeldoorn est libérée
du 15 au 17 avril.
À mesure qu'elles avancent, les
troupes du 1er Corps canadien commencent
à apercevoir chez les civils des
signes de malnutrition. En fait, la menace
d'une famine très grave pèse
sur la population de la Hollande occidentale.
Les troupes allemandes qui se trouvent toujours
dans ce secteur sont encerclées et
vont certainement inonder la région
si elles sont attaquées. Afin d'éviter
une crise humanitaire, le 1er Corps cesse
d'avancer le 22 avril. Des négociations
entreprises entre les autorités allemandes
et canadiennes aboutissent à l'acceptation
d'une trêve pour permettre le transport
de vivres par camion et par avion. Des milliers
de tonnes de vivres sont ainsi distribués
à compter du 3 mai 1945.
L'avance sur le front
nord, 23 mars - 25 avril 1945
Par ailleurs, le 2e Corps canadien réalise
des progrès rapides vers le nord,
la résistance allemande s'étant
nettement affaiblie. Il reste cependant
de nombreux points où l'ennemi offre
encore une opposition entêtée.
À Zutphen et le long du canal Twente,
la 3e Division d'infanterie canadienne se
heurte ainsi à l'acharnement de la
361e Division d'infanterie à laquelle
est rattachée un bataillon d'instruction
parachutiste formé principalement
d'adolescents. Le 8 avril, ceux-ci cèdent
enfin et Zutphen est prise. Aux environs
de Zutphen, les troupes canadiennes découvrent
un spectacle affligeant : Stalag VI C, un
camp de prisonniers capturés sur
le front russe.
La 3e Division rencontre encore une forte
résistance à Deventer, situé
sur la rive du fleuve Ijssel. Deventer est
prise en une journée, le 10 avril,
et la ville est rapidement nettoyée
avec l'aide d'un groupe de résistants
hollandais. La 3e Division reprend ensuite
sa progression vers le nord et ne rencontre
qu'une opposition désorganisée,
facile à vaincre. Le 15 avril, elle
atteint Leeuwarden, située à
une quinzaine de kilomètres du littoral
de la mer du Nord.
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La
population accueille chaleureument
les Stormont, Dundas and Glengarry
Highlanders of Canada lors de
leur entrée à Leeuwarden
aux Pays-Bas, le 12 avril 1945. |
| Photo
par Donald I. Grant. Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-131564. |
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Pendant ce temps, la 2e Division d'infanterie
avance rapidement sur le flanc droit de
la 3e Division. Avec l'aide de détachements
aéroportés, elle atteint Groningue
le 13 avril. Là, il faut déloger
les tirailleurs qui se cachent dans les
maisons et les mitrailleuses installées
dans les sous-sols. Des troupes SS portent
des vêtements civils et tirent sur
les Canadiens; ces derniers reçoivent
l'ordre de les abattre à vue. La
résistance s'écroule enfin
le 16 avril.
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Près
d'une ferme hollandaise, des fusiliers
du South Saskatchewan Regiment
s'accroupissent pour faire feu
à travers une haie, à
proximité du canal Oranje
aux Pays-Bas, le 12 avril 1945. |
| Photo
par Daniel Guravich. Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-138284. |
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Des soldats
allemands sont désarmés
dans un dépôt d'armes
légères opéré
par le 1er Corps canadien aux
Pays-Bas, le 11 mai 1945.
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| Photo
par Alexander M. Stirton. Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-134398. |
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La 1re Division blindée polonaise,
commandée par le major-général
Maczek,
revient sous le commandement du 2e Corps
canadien le 8 avril. Elle progresse rapidement
le long de la frontière qui sépare
les Pays-Bas de l'Allemagne. La 4e Division
blindée canadienne, quant à
elle, avance un peu plus au sud, traversant
Meppen (Allemagne) le 6 avril pour atteindre
le canal Küsten, qu'elle franchit le
14 avril.
Dans les semaines qui suivent, le nettoyage
va bon train sur tout le secteur occupé
par le 2e Corps canadien et les troupes
progressent rapidement, libérant
le reste du territoire néerlandais,
occupant les plaines du nord de l'Allemagne
jusqu'à la Weser. La résistance
de la Wehrmacht est bel et bien brisée.
Bientôt, l'étau des forces
alliées se resserre sur Berlin et
Hitler s'enlève la vie.
Dans les campagnes des Pays-Bas, les acclamations
joyeuses et les baisers de la population
enfin libérée remplacent le
crépitement des mitrailleuses. Le
soir du 4 mai, les troupes entendent sur
les ondes de la BBC la nouvelle tant attendue
: l'Allemagne a capitulé. L'ordre
arrive du quartier-général
quelques heures plus tard : toutes les hostilités
doivent prendre fin le 5 mai 1945 à
8h00.
La guerre est finie en Europe.
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Terry Copp et Robert Vogel,
Maple Leaf Route: Victory,
1988
C.P. Stacey, La Campagne
de la Victoire, volume III de
l'Histoire officielle de la participation
de l'armée canadienne à
la Seconde Guerre mondiale, 1960
W. Denis Whitaker et Shelagh
Whitaker, Rhineland : The Battle
to End The War, 2000
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