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La dépression économique
qui suit le crash boursier de 1929 affecte
profondément les pays d'Amérique
et d'Europe. Dans un climat d'agitation
engendré par l'insécurité
et le chômage élevé,
les partis marxistes et socialistes s'opposent
à la droite des industriels et, souvent,
de l'Église. Profitant de la crise
sociale et politique dans laquelle l'Italie
sombre après la Première Guerre
mondiale, Benito Mussolini impose le fascisme,
une doctrine totalitaire aux ingrédients
de nationalisme, de productivisme et d'élitisme.
Avant que ne se révèle toute
la violence de son régime, Mussolini
suscite l'admiration par l'ampleur de ses
projets de travaux publics et l'apparence
d'ordre qu'il a insufflées à
son pays.
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Une révolte impitoyablement
écrasée »
sous-titre le quotidien La Presse
le 2 juillet 1934, à la
suite de la Nuit des longs couteaux,
c'est-à-dire l'arrestation
ou l'assassinat, le 30 juin 1934,
des principaux chefs des SA. |
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L'Allemagne aussi fait face à une
crise profonde. Le
Traité de Versailles l'avait
humiliée, dépouillée
de ses colonies et la forçait à
payer des réparations aux pays vainqueurs
pour les dommages de la Première
Guerre mondiale. La crise économique
plonge le pays dans la dépression
la plus complète et confirme, aux
yeux de plusieurs, l'échec du capitalisme.
Le parti national-socialiste des travailleurs
allemands (National Sozialistische Deutsche
Arbeiter Partei ou NSDAP) s'allie alors
aux industriels d'extrême droite pour
contrer le parti communiste. Le NSDAP, ou
parti nazi, a pour chef un homme charismatique
qui sait enflammer l'enthousiasme des foules,
Adolf
Hitler. Il promet une Allemagne
forte, libérée des conditions
humiliantes du Traité de Versailles,
une Allemagne qui retrouvera la grandeur
de sa force militaire. Par la propagande,
la manipulation et la terreur, Hitler élimine
toute opposition et, le 30 janvier 1933,
il accède à la chancellerie.
L'année suivante, après une
répression sanglante, Hitler se proclame
chef suprême, ou führer, du Troisième
Reich, puis demande au peuple de le confirmer
dans cette position lors du plébiscite
du 19 août.
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Une armée
de travailleurs réunis
au Septième Congrès
du Parti Nazi à Nuremberg,
en septembre 1935.
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| Photo
attribuée à Heinrich
Hoffmann. Archives Nationales
du Canada, PA-164757. |
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Au Canada comme dans les nations aux prises
avec la Grande Dépression, la soif
d'ordre et de prospérité est
grande. Pour plus d'un, l'Italie de Mussolini
et l'Allemagne de Hitler présentent
l'image de pays engagés dans la reconstruction
économique et sociale au moyen de
doctrines radicales mais, semble-t-il, efficaces.
La scène
du Monument national était décorée
de quatre lettres immenses, initiales
du nom du Parti, les lettres PNSC, formées
par de petits drapeaux tricolores de la
Croix gammée...
Le
Parti national socialiste chrétien
En 1935, Hitler proclame les lois raciales
de Nuremberg, qui enlèvent aux Juifs
leur droit de citoyenneté et qui
pavent la voie à leur répression.
La brutalité et l'intolérance
des régimes nazi et fasciste s'affichent
au grand jour, mais confinées à
l'intérieur de leurs territoires.
Or, à compter de 1935, les actes
d'agression des deux dictateurs débordent
des frontières de leurs pays et menacent
l'Europe entière.
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